Acroyoga : l’envol vers la confiance

Acro yoga

Par Anaïs Joseph

 

Si le terme « acro » en référence à acrobatique ne vous a pas effrayé, vous êtes déjà en partie prêt pour une séance. S’il a réveillé en vous l’excitation enfantine de jouer avec ses limites, vous allez vite devenir accro.

Déployer vos ailes, oubliez la gravité, retrouvez la liberté de croire en vous-même et d’oser vous lancer… Comment résister à la promesse que Jason Nemer et Jenny Sauer ont converti en discipline, l’acroyoga. « Le meilleur des acroyogis est celui qui s’amuse bien », affirme le fondateur de l’acroyoga. En suspension dans les airs, la tête en bas et les pieds on ne sait plus vraiment où… il y a indéniablement un caractère ludique dans cette perte de repère. Les ingrédients de la recette magique sont : un trinôme composé d’un porteur (la base), une personne qui s’envole (le flyer) et celle qui sécurise l’ensemble (la parade). Préparer l’envol par des exercices de gainage et de renforcement musculaire. Organiser des figures en groupe où le soutien mutuel garantit l’équilibre de l’ensemble. On appelle cela des cercles de cérémonie. Par exemple, assis en tailleur à la queue leu-leu, chacun part en flexion arrière et soutien les omoplates du voisin de devant ; debout en équilibre sur une jambe tendez l’autre sur le côté, votre voisin la soutiendra ; autre idée : une personne s’abandonne complètement au reste du groupe qui la maintient dans les airs et la fait danser. « On dit que l’acroyoga est le yoga de la confiance parce qu’il faut avoir confiance en soi et dans les autres », rapporte Yohann Guichard, enseignant à Paris depuis 2010.  « Les débutants se disent souvent qu’ils sont trop gros ou trop légers, trop souples ou pas assez forts… mais concrètement, dès la première séance ils font beaucoup plus de choses qu’ils ne l’auraient imaginé ! Les principaux obstacles sont ceux du mental ».

Passer de l’impossible au possible

Des obstacles et des frontières, il en existe peu chez les acroyogis. Troubadours dans l’âme, ils s’envolent d’un festival à l’autre, proposant au passage quelques ateliers et stages. Au coeur de leur pratique, un souffle de liberté communicatif. In fine, les élèves prennent leur destin en main et organisent eux-mêmes des « jam », des rendez-vous fixés par les pratiquants pour s’amuser et s’envoler en groupe. Cet été, la communauté parisienne établi depuis trois voire quatre ans par Yohann Guichard et Mélanie Lo se retrouvait chaque semaine au jardin des Tuileries. On peut voir sur leur page facebook (acroyogaparis) des vidéos d’acrobaties enchaînées sur plusieurs mètres par cinq ou six personnes. De quoi écarquiller les yeux de stupéfaction.

Mais cette pratique « solaire » visant à tonifier le corps et enjouer l’esprit de voltiges n’est qu’un aspect de l’acroyoga.

 

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