Beauté au naturel

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Apprenez à décrypter les étiquettes

La tendance est aux produits naturels. Aujourd’hui, la plupart des marques cosmétiques revendiquent la distribution de produits sans danger pour la peau et l’environnement. Mais qu’en est-il réellement ? Comment différencier un produit naturel d’un produit nocif ? Yoga journal décrypte les étiquettes pour vous permettre de faire la différence.

Pour déchiffrer les ingrédients des produits de toilette ou de beauté, il faudrait parfois un diplôme de chimie. Cétéareth-20, phtalate de dibutyle, propylparabène… Si vous n’y connaissez absolument rien, sachez malheureusement que ces composants sont potentiellement dangereux. Couramment utilisés dans les produits cosmétiques et les produits d’hygiène corporelle, ils ont été associés au cancer et ils peuvent également perturber le système endocrinien, ou provoquer des perturbations hormonales ayant un impact sur la reproduction et le développement. Et ce ne sont pas les seuls.

Comment ces ingrédients ont-ils pu devenir omniprésents dans des produits dont on se sert au quotidien ? Certains d’entre eux sont inhalés ou pénètrent si facilement dans la peau que des scientifiques ont retrouvé des parabènes, conservateurs souvent utilisés dans des produits de beauté et parfums synthétiques, dans des tumeurs de tissus mammaires. Ils ont également détecté dans l’urine la présence de phtalates, employés comme plastifiants dans les savons, les shampoings et autres produits (jouets en plastique, revêtement de sol en vinyle et détergents). Alors que les chercheurs continuent à étudier les effets de l’exposition à ses substances chimiques sur la santé humaine, à Yoga Journal, nous ne vous proposerons que des cosmétiques naturels !

Ingrédients à éviter dans les produits de soin du visage

Les acides alpha hydroxy (en particulier les acides lactiques et glycoliques)

On en trouve parfois dans les produits pour la peau qui promettent d’éliminer rides et imperfections. Des études commandée par la Food and Drug Administration (agence gouvernementale américaine responsable de la pharmacovigilance) ont révélé que les niveaux de dommages sur la peau liés aux UV étaient multipliés par deux chez les personnes qui utilisaient régulièrement un produit à base d’acides alpha hydroxy.

L’hydroquinone

Ce composé organique utilisé pour le blanchiment de la peau a été associé à l’ochronose, une affection entraînant une pigmentation bleu-noir de la peau et des muqueuses. Dans des études menées sur des animaux, l’hydroquinone a également provoqué le développement de tumeurs. Les dérivés du polyéthylène glycol (PEG) et du cétéareth

Ces substances nettoyantes et humectantes utilisés comme des agents tensio-actifs et émulsifiants contiennent souvent du 1,4-dioxan. Le Centre international de recherche sur le cancer classe le 1,4-dioxan comme un agent cancérogène potentiel. Il est aussi persistant, c’est-à-dire qu’il ne se dégrade pas bien et persiste dans l’environnement après avoir été évacué dans les canalisations de douche.

Les dérivés de la vitamine A dans les crèmes de jour (palmitate de rétinyle, acétate de rétinyle, acide rétinoïque et rétinol)

Ce sont des agents hydratants de la peau que l’on retrouve dans les crèmes solaires, les lotions, les crèmes pour le visage et les baumes à lèvres. S’ils ne sont pas neutralisés par d’autres ingrédients, ils libèrent des radicaux libres toxiques avec la lumière du soleil, risquant d’endommager l’ADN et de précipiter l’apparition de lésions de la peau ou de tumeurs (selon des études menées sur des animaux).

Les parfums ou fragances

Les sociétés ne sont pas tenues de répertorier chaque produit chimique ou composant qui ajoute une senteur aux produits cosmétiques ou d’hygiène corporelle. Ces parfums ou fragances contiennent souvent des phtalates et des parabènes.

Les parabènes (en particulier les propyl-, isopropyl-, butyl-, et isobutyl-parabènes)

Ces conservateurs sont souvent utilisés dans les cosmétiques et les parfums. Selon des recherches scientifiques, ils imitent l’action des œstrogènes et le Comité scientifique des produits de consommation de la Commission Européenne en considère certains comme des perturbateurs endocriniens.

 

Retrouvez la suite de cet article ainsi que notre sélection de produits de beauté naturels dans la rubrique Yoga Santé du numéro 1 de Yoga Journal.

 

Par TASHA EICHENSEHER et AURELIE LAFITTE

Photos de LIONEL PIOVESAN