Bien manger pour bien grandir !

Eating vegetables by child make them healthier

Par Anne Piovesan

La diététique est l’art de bien se nourrir. La diététique classique se fonde essentiellement sur des aspects quantitatifs de l’alimentation (calories, grammages, lipides, protides, glucides…). En naturopathie nous préférons parler de « diététique vivante », fondée sur la qualité et la vitalité des aliments.

L’enfance est une période de croissance dynamique : il est primordial que vous apportiez à vos enfants des aliments sains afin de les aider à construire une structure biologique de qualité. Je donne souvent cet exemple : si vous deviez construire une maison, vous choisiriez des matériaux durables, n’est-ce pas ? N’est-il pas sensé de faire de même pour bâtir les fondations de vos enfants ?

J’ai accompagné plus de 70 structures (crèches, collèges, lycées) afin de les sensibiliser à la nécessité de confectionner des repas sains et biologiques en restauration collective. Cela allait de la formation des professionnels en cuisine, à l’appui pour l’approvisionnement afin de gérer le surcoût, en passant par l’équilibre nutritionnel des repas et les ateliers de découverte pour sensibiliser les différents publics.

C’est lorsque j’ai débuté ces accompagnements que j’ai remarqué à quel point les enfants étaient « déconnectés » de toute relation entre l’aliment et la nature : ce que l’on mange vient du supermarché mais l’origine des produits et les étapes qui les ont conduits jusqu’à l’assiette sont floues pour bon nombre d’entre eux.

Combien de fois les ai-je entendus me répondre gaiement « melon », alors que je leur présentais une courge !

Suite aux formations que je leur ai dispensées, plusieurs structures proposent désormais des repas 100 % bio et locaux à l’ensemble de leurs petits convives… pour le plus grand bonheur de leurs papilles !

La qualité avant tout

Les enfants ne sont pas de petits adultes. Ils sont très sensibles car l’organisme d’un enfant de moins de un an est encore immature. Ses reins n’éliminent pas très bien les toxines et son appareil digestif absorbe mieux les nutriments que celui d’un adulte, ce qui le rend beaucoup plus vulnérable aux substances toxiques.

Il y a quelques décennies, parler d’éducation nutritionnelle n’aurait eu que peu de sens : la quasi-majorité des aliments étaient produits localement, de façon saine, sans adjonction de produits toxiques de synthèse.

De nos jours, l’éducation dans ce domaine devient indispensable. En tant qu’adulte, nous avons cette responsabilité d’aider nos enfants à développer un esprit critique face au contenu de nos assiettes.

Une alimentation saine est forcément liée aux saisons. Faites le choix de produits frais, bruts ou les moins transformés possible. Choisissez des produits issus d’une agriculture respectueuse : bio, biodynamique, paysanne. Sur les marchés, questionnez les producteurs afin de connaître leurs pratiques agricoles.

7 conseils pour construire l’alimentation des enfants

1. Nous manquons souvent de temps mais se remettre aux fourneaux avec les enfants est fondamental. Apprenez-leur à choisir, toucher, sentir, humer, goûter… Cuisiner est une véritable aventure sensorielle. Apprenez-leur à redécouvrir le fait-maison et le plaisir de faire ensemble. Oubliez l’état dans lequel sera votre cuisine !

2. Donnez une place prioritaire aux végétaux (légumes, fruits) qui doivent être au centre de l’assiette : variétés, couleurs, à déguster cru, cuits, avec douceur ou en jus à l’extracteur. Colorez et assaisonnez les plats avec des herbes aromatiques fraîches et des épices.

3. Privilégiez majoritairement des glucides à indice glycémique bas en choisissant des produits complets – céréales originelles non hybridées (riz sauvage, petit-épeautre, sarrasin, millet, quinoa, amarante…) – et des légumineuses pré-germées.

4. Choisissez des produits animaux de la meilleure qualité possible : produits extra frais, biologiques, sauvages… Ne mangez que des animaux nourris avec un soin extrême. Choisissez plutôt des petits poissons en début de chaîne alimentaire (maquereaux, sardines, harengs), moins concentrés en toxines et très riches en oméga-3, ou des fruits de mer. Les œufs sont très nourrissants, choisissez-les extra frais, de production naturelle et biologique. Variez les sources de protéines qui doivent être présentes à chaque repas.

5. Les produits laitiers, laits et dérivés sont problématiques en raison de leur « sur-industrialisation » d’une part, et de leur surconsommation, d’autre part. Une chose est certaine, ils ne sont pas aussi calcifiants* qu’on le prétend : il y a plus de femmes souffrant d’ostéoporose en France que dans n’importe quel pays d’Asie ou d’Afrique. Choisissez de préférence des produits à base de lait de brebis ou de chèvre non pasteurisé, frais et bio.

6. Exigez des matières grasses de première qualité : primordiales pour le développement du nourrisson et vecteurs de vitamines essentielles pour petits et grands, les matières grasses doivent être de grande qualité. Donnez la priorité aux huiles végétales : huile de noix, d’olive, de sésame, de cameline, de lin, de colza… Elles ne sont acceptables que de qualité extra vierge, de première pression à froid et bio. Le beurre cru, à condition que sa production soit soignée (bio, vaches en plein air et impeccablement nourries…), peut être consommé avec parcimonie.

7. En matière de boisson, c’est l’eau qui s’impose pour petits et grands !
Retrouvez Anne pour des stages Yoga et Alimentation du 13 au 16 juillet au Cœur du Hérisson et du 29 juillet au 5 août en Dordogne au domaine de la Gâcherie.

Très belle journée,

Namaste