Cuisine italienne : entre simplicité, noblesse et savoir-faire

Cuisine italienne : entre simplicité, noblesse et savoir-faire

Par Anne PIOVESAN

Tous les trois mois je vous emmène en voyage. Un carnet de route à la découverte d’un pays et de ses traditions culinaires. Un voyage sensoriel. Suivez-moi dans cette nouvelle aventure… nous partons en Italie !

Panettone, parmesan reggiano, truffe blanche d’Alba, vinaigre balsamique de Modène, mozzarella di bufala ou burrata, pistache de Sicile, polenta du Val d’Aoste, jambon de Parme, risotto du Piémont, huile d’olive de Toscane… Mes yeux s’illuminent, me voilà plongée dans mes souvenirs d’enfance. Je suis dans la cuisine de ma grand-mère, tous mes sens sont en éveil : j’observe dans un silence religieux ses gestes d’une incroyable dextérité. C’est ma « madeleine de Proust »…

Une tradition culinaire héritée de l’histoire

Au XIIe siècle, les routes commerciales de l’Orient s’ouvrent aux marchands européens et l’Italie, au centre de la Méditerranée, devient la plaque tournante du commerce entre l’Europe et l’Asie. Aux XVe et XVIe siècles, à l’époque de la Renaissance, l’Italie bénéficie des cuisiniers les plus créatifs et les plus talentueux qui portent la cuisine italienne à un très haut degré de raffinement. C’est la confluence de toutes ces cultures qui a donné à la gastronomie italienne toutes ses lettres de noblesse.

La genèse du mouvement « Slow Food » 

Produits frais et de saison ainsi que simplicité des modes de cuisson, voici les deux ingrédients qui ont fait la réputation mondiale de la cuisine italienne.

Riche de ses traditions culinaires, la cuisine italienne s’illustre par la défense de ses spécialités régionales ; c’est le pays d’Europe qui possède le plus d’AOP (appellation d’origine protégée) et qui a vu naître, en 1986, le mouvement Slow Food, fondé par Carlo Petrini : « C’est l’alliance nécessaire du BON, du PROPRE et du JUSTE.»*

Le mouvement « Slow Food » s’est créé en opposition au développement d’une alimentation « fast food », cuisinée rapidement, avec des ingrédients de mauvaise qualité et fortement carencée. Pour Carlo Petrini « la malbouffe ne passera pas » et représente une grave menace pour notre bien-être et notre santé. Il s’agit de valoriser des comportements responsables respectueux des écosystèmes et de la biodiversité, en assurant en même temps des conditions de vie équitables aux producteurs et aux communautés nourricières du monde. Ce mouvement nous rappelle l’importance de prendre le temps, faisant ainsi écho à « la Dolce Vita » italienne, et inciter les consommateurs à prendre le temps de manger et de préparer soi-même ses repas.

L’Italie regorge de trésors : 35 % du patrimoine mondial classé par l’UNESCO se trouve en Italie, haut lieu de la gastronomie et de traditions culinaires ancestrales. Ce pays a notamment été le point de départ des recherches d’Ancel Keys sur les bienfaits du régime méditerranéen et le secret de longévité des populations qui l’adoptent.

Du plus loin que je m’en souvienne, la nourriture a toujours été au centre de nos traditions familiales. Les saveurs italiennes ont bercé une partie de mon enfance.

Suivez-moi en cuisine, mon lieu de prédilection, pour découvrir les recettes que j’ai réalisées pour vous. À vos tabliers !

Et pour votre Yoga Journal N°7 actuellement en réseau de presse, je vous ai mitonné un petit voyage en Inde !
Pour retrouver l’actualité d’Anne rendez-vous sur : https://dejeunerssurlherbe.com

Anne sera présente au Yoga Sound Festival où elle proposera des ateliers culinaires :

http://www.boutiqueyogi.com/stages/55-yoga-sound-festival-au-domaine-du-taille-du-9-au-12-juin.html

 

Pour retrouver l’article complet et ses recettes :

http://www.boutiqueyogi.com/magazines/70-yoga-journal-numero-6.html