Hilaria Baldwin, un petit grain de folie 100 % zen

Hilaria Baldwin un petit grain de folie 100 zen

Par Tasha Eichenseher

 

Depuis qu’elle s’est mariée avec l’acteur Alec Baldwin en 2012, Hilaria, pétillante trentenaire qui enseigne le yoga à New York, a sorti un DVD de yoga prénatal, donné naissance à une petite fille, Carmen, contribué au lancement d’une ligne de vêtements, collaboré à plusieurs magazines… Pour faire face à sa vie débordante, cette star montante a appris à ralentir pour garder les pieds sur terre.

 

Yoga Journal : Vous faites du yoga depuis une dizaine d’années. Comment vous-êtes vous découvert cette passion ?

Hilaria Baldwin : J’ai débuté la danse à l’âge de 2 ans et la gymnastique à 7 ans. Puis je me suis orientée vers la danse de salon. Je l’enseignais et je participais de à nombreuses compétitions. J’ai ensuite fait mes études de danse à l’Université de New York. Mais la danse ne m’a pas appris à prendre soin de mon corps. Emotionnellement et physiquement, j’étais épuisée. Alors j’ai décidé d’essayer le yoga, qui me semblait être plus bénéfique pour la santé. Très vite, on m’a proposé de me former pour enseigner le yoga. Après la formation classique de 200 heures, j’ai commencé à donner des cours et, pendant l’été 2009, l’un de mes élèves, Michael Patton, m’a proposé d’ouvrir un studio de yoga avec lui. J’ai tout de suite accepté.

 

YJ : Participez-vous toujours activement à la gestion de ce studio à New York ?

HB : Je me suis désengagée petit à petit. Je ne suis plus co-propriétaire de Yoga Vida, cependant je reste co-fondatrice. J’adore le concept, mais c’est l’enseignement qui me passionne, pas la gestion du personnel. Je reste néanmoins très fière d’avoir participé à ce projet qui va ouvrir son troisième local.

 

YJ : Vous avez fait l’ouverture du studio avec une hanche cassée, que vous est-il arrivé ?

HB : Cela s’est fait progressivement, c’était une fracture de fatigue. J’avais 25 ans et je n’aurais jamais imaginé que mon os était en train de se fracturer. J’ai fait de l’acupuncture, des massages, j’ai pris des bains aux sels d’Epsom, j’ai utilisé des huiles essentielles. Mais j’avais de plus en plus mal, donc j’ai fini par voir un médecin qui m’a tout de suite prescrit des antidouleurs. Un jour, en sortant de chez moi avec des béquilles et mon sac sur l’épaule, le sac a glissé. En voulant le rattraper, je me suis appuyée sur la mauvaise jambe et crac, ma hanche s’est cassée. J’ai fait beaucoup de tort à mes hanches, avec la danse de salon et parce que je ne me nourrissais pas comme il faut. Quand le studio a ouvert ses portes le 15 janvier 2010, j’ai fait mon cours en chaise roulante.

 

YJ : Quel impact vos blessures ont-elles eu sur votre pratique du yoga ?

HB : Quand je me suis cassée la hanche, je me suis dit : « Oh là là, je dois vraiment lever le pied ! ». J’avais toujours cru que si j’arrivais à placer une jambe derrière la tête et à me mettre debout, je deviendrais plus forte. En vieillissant, avec les blessures, je n’essaie plus de me contorsionner dans des asanas impossibles. J’ai découvert que tout n’est pas bon pour mon corps.

 

YJ : Comment inculquez-vous la nécessité d’écouter son corps à vos élèves ?

HB : J’emploie des termes tels que « ressentir », « sentir » et « être conscient de la sensation ». À certains moments les enchaînements et le rythme cardiaque s’accélèrent, mais ensuite on ralentit et on se concentre sur ce que le corps ressent à ce moment précis.

 

YJ : En 2014, vous vous êtes engagée à publier une posture de yoga par jour auprès de vos 45 000 followers sur Instagram. Qu’attendez-vous de cette campagne de média social ?

HB : Je fais ça parce que j’adore enseigner. J’ai commencé par publier des postures, par exemple celle de guerrier I, avec les instructions pour la réaliser. Les messages ont rapidement afflué : « J’ai commencé le yoga grâce à toi », « J’ai perdu 3 kg », « Je commence à faire attention à ce que je mange »… Au début, je pensais : « C’est une plaisanterie, en quoi le fait de faire le poirier sur un 4×4 peut-il inspirer d’autres personnes ? ». Mais j’ai reçu de plus en plus de retours. Alors je me suis dit : « Ok, si ça peut motiver les gens, allons-y ». J’ai continué en y ajoutant des touches d’humour. Et maintenant, j’ai mis la barre plus haut : chaque jour, j’essaie de créer une œuvre d’art.

 

Découvrez l’intégralité de cette interview dans votre magazine Yoga Journal n°1 (disponible en version papier et numérique)

 

Très belle journée, Namaste

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Photo : Sarah Kehoe.