Le yoga et le sport de haut niveau

Athlete in downward facing dog position on shore

Anabelle Prawerman, sélectionnée à 289 reprises en équipe de France (entre 1981 et 2000) et seule joueuse française à avoir participé deux fois aux jeux Olympiques en beach-volley, est devenue ostéopathe après avoir entraîné des équipes de France pendant dix années. Elle se souvient ne pas avoir eu le choix en 2000 : « J’avais 4 grossesses derrière moi, 34 ans passés, il m’était impossible de reprendre la musculation avec levée de poids. Ma préparation pour les JO a été à 100 % faite de yoga. Au lieu de me concentrer sur l’élévation de la masse musculaire des 30 à 40 muscles les plus puissants de mon corps, j’ai pu répartir le travail sur un maximum de muscles dans le corps [qui sont au moins 200] ». Pour cette ancienne athlète, le yoga n’était pas un cours de temps en temps mais une vraie préparation physique avant l’entraînement de beach-volley.

Même approche pour la danseuse Alexandra Trovato qui joue, jusqu’en avril, dans le spectacle Saturday Night Fever, au Palais des congrès de Paris : « Avant le show, je fais 10 à 15 minutes de yoga et je me sens prête pour la scène. C’est beaucoup plus efficace que l’échauffement habituel de danse où je dois prendre au moins 35 à 45 minutes pour arriver à un résultat souvent moins bon, car je me sens moins en confiance : j’appréhende les sauts, les battements et j’ai peur de me blesser. Avec le yoga, je recharge mes batteries mais je reste centrée. » À 27 ans, Alexandra a complètement intégré les rituels du yoga dans son quotidien pour tenir lors des tournées : « Mon métier est magnifique, je n’arrêterais pour rien au monde, mais il m’est arrivé d’être poussée au-delà de mes limites : 3 mois de show quotidien avec des journées de minium 13 heures. Rétrospectivement, je sais que le yoga m’a aidée à traverser ces épreuves. ».

D’après Bernadette de Gasquet, auteure d’un livre sur la musculation et le périnée, « le travail global du yoga, qui intègre le périnée, protège des lésions sans nuire à la performance. Au contraire, on observe chez les yogis une très bonne tonicité des muscles, ce qui est nécessaire pour maintenir l’effort sans dépenser trop d’énergie. C’est le même principe dans les arts martiaux. »

Retrouvez Bernadette de Gasquet dans notre section : On ose en parler du Yoga Journal d’été en réseau de presse ou ici 

Très belle journée, Namaste