Quand la femme louve se réveille

Femme louve

Par Cécile Doherty-Bigara

 

De la grossesse à l’accouchement, de la coutume post-natale des 40 jours à l’allaitement-médiation… voilà tout ce que j’ai appris en étant enceinte et en devenant maman. Et comment le yoga et l’ayurveda m’ont aidée.

Le 17 janvier 2018, après quinze heures de travail et huit mois et demi de grossesse, j’ai mis au monde mon Léon. Son crâne sent bon le biscuit, je le hume et mon être se détend. Pendant la grossesse, ce que j’ai le plus apprécié, c’était les parents qui me parlaient des hauts et des bas de la maternité. La copine qui me dit qu’elle a passé la moitié de sa grossesse à faire la gueule, c’était un bol d’air frais loin des discours culpabilisateurs : « Mais il faut être heureuse, ton bébé, il sent tout ! » Mon élève de yoga qui m’avoue : « être parent, c’est cent fois plus difficile que ce que tu imagines… et mille fois mieux. » La conversation WhatsApp que j’ai avec une copine enceinte où l’on parle d’amour, de crevasses et de baby blues. C’est toutes les fois où quelqu’un me dit : « Pour moi aussi c’était dur, tout ce que tu fais est assez, tout va bien. » Alors pour honorer cette communauté silencieuse de parents incroyables et imparfaits, je vais vous raconter ce que personne ne m’avait dit sur la maternité. Et comment le yoga et l’ayurveda m’ont aidé à le surmonter.

La délivrance en pleine conscience
La grossesse, le jour de l’accouchement, les premières semaines avec ton bébé… Ce n’est pas du tout comme dans les séries ! La fille paniquée qui perd les eaux ? Seulement un tiers des accouchements se déclenchent ainsi ! Les deux tiers restants sont provoqués par des contractions. La maman de la série Broadchurch qui se rend au tribunal l’après-midi de son accouchement ou la sœur de Jamie dans Outlander qui monte à cheval deux jours après avoir donné naissance ? Ah, je rigole bien. La vérité, c’est que j’ai pris deux semaines à pouvoir remarcher normalement, trois semaines pour vouloir voir du monde, et j’ai eu un mois entier de saignements.
Ah, et l’accouchement. On imagine la fille, le visage tout rouge, entourée d’une équipe médicale qui lui crie « Poussez ! », sous la lumière des néons. C’est surtout un long travail qui se vit seule, dans un entre-deux-mondes, dans le noir. Le jour de mon accouchement, je suis arrivée à l’hôpital pleine de connaissances. J’avais lu Ina May Gaskin et ses conseils pour un accouchement naturel. Et je connaissais mes droits et la signification de tous les mots (épisiotomie, ocytocine, forceps…). Ça, je le tiens du yoga.

 

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Très belle journée, Namaste

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Photo : Cécile Doherty-Bigara.