Vis ma vie de… Yoginî

vis ma vie de yogini

Par Margaux Motin,

 

Le secret, c’est de vivre au jour le jour, ici et maintenant, et de bien hiérarchiser les objectifs. Il y a la montagne à gravir et les étapes pour arriver au sommet. Ces étapes sont votre quotidien.” – Yannick Noah

 

 

Avez-vous remarqué que dès la baisse des températures extérieures notre cerveau arrive plus facilement à se fixer ? Moi, c’est l’hiver que je suis le plus concentrée ; trop peu de jour et de soleil pour aller courir toute nue dans les champs. Du coup, dès qu’on sort les moufles et qu’il fait nuit à l’heure du goûter, je suis prête pour réfléchir aux grandes choses fondamentales de l’existence. Des choses fondamentales comme « mes bonnes résolutions 2017 ». Car, à l’instar du perce-neige, je renais chaque année en janvier, prête pour un nouveau cycle de vie. J’ai longtemps appelé ça « mes bonnes résolutions ». Mais, dans ma tête, ça sonnait comme une liste de choses à laquelle je devais me résoudre malgré moi. Genre travaux forcés.

Donc, cette année, j’appelle ça « mes Objectifs de Vie ». Autrement plus classe. Parce que là je vous parle bien, je vous parle sérieux, je vous parle du cap que je vais donner à ma vie pour l’année à venir. Je me suis fait chauffer une verveine, j’ai fait des réserves de graines oléagineuses pour soutenir mon travail de réflexion, je me suis installée à mon bureau et, après une intense séance de cette fameuse concentration hivernale propice au déploiement de mes facultés intellectuelles les plus aiguisées, je suis arrivée à la liste suivante : « terminer d’écrire et de dessiner ma prochaine BD », « apprendre aux filles à cuisiner » et « savoir faire un créneau sans être obligée de demander à un passant de garer ma voiture ». Du lourd. Du grand.

Conquise par l’efficacité de cette séance, j’ai continué sur ma lancée et j’ai décidé de poser également trois objectifs pour mon yoga. Trois, ça suffit. L’année dernière j’en ai pris douze et j’en ai tenus zéro. J’en profite pour valider un point avec vous ici : on est d’accord, un bon objectif est un objectif rai-son-nable, hein ? Quelque chose qu’on a déterminé comme étant réaliste. Vouloir faire l’équilibre sur les mains alors qu’on arrive à peine à tenir en Sauterelle, c’est trop. Vouloir faire une heure de yoga par jour alors qu’on n’est pas capable de trouver le temps d’enlever son vernis à ongle des orteils (il date de mi-août, on est en décembre, CQFD) : trop. Faire une retraite de yoga de six semaines en Indonésie, du yoga sur paddle quand on a peur des vagues, se nourrir de prâna quand on sait à peine respirer par le nez : trop, trop, trop !

 

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