Yoga, mon compagnon minceur

In complete control of her mind and body

Par Anaïs Joseph

 

Science, pratique empirique, textes sacrés… Tout porte à croire que le yoga, de par les mécanismes physiques et psychiques mis en œuvre lors des postures, est un allié de poids lorsque l’on désire maigrir. Enquête et démonstration.

Dans un ouvrage paru l’an dernier, l’ex-mannequin fil de fer Tara Stiles, suivie par des milliers de followers sur Instagram, promettait aux lectrices de devenir minces, zen et sexy grâce au yoga. Comme bien souvent, les séquences minceur proposées étaient essentiellement axées sur des torsions du buste ou des planches. Les premières stimulent la digestion et « désengorgent » l’abdomen, et les secondes gainent et tonifient les muscles abdominaux.  Plus qu’une véritable perte de poids, ces exercices participent à donner une silhouette plus tonique, moins relâchée.

 

Mais rien ne fonctionne sans un bon alignement selon André Rivoire, formateur Iyengar reconnu pour sa grande pratique et expérience. « Quand le corps est bien aligné, les canaux d’énergie s’ouvrent et éliminent tous les déséquilibres physiques, qu’ils soient liés à l’excès ou au vide. Si les canaux sont redressés, l’énergie circule et empêche la stagnation propice à la prise de poids. D’ailleurs, selon Iyengar, si l’on fait toutes les postures debout en respectant parfaitement l’alignement, la pratique devient aussi intense qu’un marathon. » 

 

Côté dépenses : le yoga, le parent pauvre des régimes ?

La course à pied est précisément l’activité physique que l’on assimile volontiers à la fonte des kilos en trop. Au printemps, les parcs se remplissent de joggeurs qui espèrent perdre, au milieu des boutons de fleurs, un peu de leurs poignées d’amour avant l’été. Leurs efforts ne seront pas forcément récompensés car la machine humaine est bien plus complexe qu’une affaire de suée à répétition.

« Ce n’est pas seulement la dépense énergétique qui compte, mais le différentiel entre la dépense et l’apport », explique le docteur Lionel Coudron, auteur de nombreux ouvrages sur la yogathérapie et fondateur du centre Yoga Time, à Paris. Autrement dit, rien ne sert de courir pendant une heure pour dépenser 500 kilocalories si l’on avale un pain au chocolat juste après où même deux petites bières, à l’heure de l’apéro, le jour même.

D’après Lionel Coudron, la dépense énergétique est un facteur sur lequel nous avons peu de marge de manœuvre. On se retrouve vite à faire énormément d’effort pour un résultat plutôt… léger.

 

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Très belle journée, Namaste

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