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À écouter, à regarder

Par Sabrina Bendersky

 

 

Films

Précieux liens humains

Quand une jeune femme (Emma Watson) entre dans l’entreprise rêvée, mi-Google, mi-Facebook, et se laisse dévorer, volontairement, par une communauté (une secte) pour qui Big Data, transparence et connexion en ligne à outrance riment avec humanité et partage, cela donne un film inégal.

Les deux premiers tiers soulignent combien la surconnexion aux autres peut faire perdre de vue le lien réel avec les êtres chers, dénoncent ce sentiment d’amour factice dépendant du nombre d’abonnés et autres « likes », et tiennent pour précieux la notion de vie privée et de (re)centrage individuel, ô combien nécessaire.
Toutefois, le dernier tiers laisse un arrière-goût d’incompréhension amère : pourquoi ne pas aller au bout de la démonstration, ne pas continuer à creuser les conséquences de cette déshumanisation pernicieuse ? À la place le réalisateur choisit de « noyer le poisson » en faisant de son héroïne une figure 100 % transparente plus que consentante.

The Circle, James Ponsoldt, 1 h 50, Mars Films, sortie DVD novembre 2017.

 

 

Retrouver son enfant intérieur

Stella, jeune astronaute, est coincée sur une planète qu’elle pense déserte. N’arrivant à contacter son équipe, l’inquiétude commence à la gagner quand elle tombe nez à nez avec une petite fille un brin familière. Après une petite poursuite la jeune femme descend en elle, dans une grotte révélatrice et transformatrice dans laquelle elle retrouve tous ses rêves d’enfants.
Ce court-métrage, projet de fin d’études aux Gobelins, exprime en quelques minutes, avec talent graphique, simplicité et douceur, qu’il est toujours possible de retrouver la voie du Soi intérieur, l’authentique, même profondément enfoui. Il est toujours temps de se reconnaître et de retrouver son enfant intérieur.

Burn Out, Cécile Carre, 4,23 min, Gobelins, automne 2017.

 

 

CD

Esprit des traditions méditerranéennes

Stelios Petrakis, Bijan Chemirani, Efrén Lopez. Trois amis explorateurs du temps et de l’espace, qui créent et jouent ensemble depuis dix ans, avec la Crète comme point de rencontre, comme terre d’inspiration et d’expérimentations.
Entre traditions et modernité, ces musiciens, dignes héritiers d’une culture méditerranéenne foisonnante et riche, vieille de plusieurs millénaires, ne connaissent pas les frontières pourtant si fortes dans la culture musicale de ce bassin géographique. Dans la lignée du formidable Labyrinth Musical Workshop, ils incarnent avec cœur, en les enrichissant dans cette union généreuse, la lyra crétoise, le daf et le tombak perses, la vielle à roue, entre autres, pour nous mener vers un état méditatif, une extase dont on ressort, que ce soit en CD ou lors de leurs concerts, le cœur empli de joie, de sérénité et de lumière toute méditerranéenne.

« Taos », Trio Lopez-Pétrakis-Chemirani, novembre 2017, Molpé Music.

 

 

Se lover dans l’amour universel

Des textes simples emplis d’amour, pour la Terre, la Lune, les Femmes, les Peuples et les Êtres de ce monde. Les sons de la nature (oiseaux, éléments, forêts, baleines…) en fond. Voici ce que Reggie RiverBear propose dans son nouvel album, enregistré à Bali où elle vit la plupart du temps.
Cette chanteuse et « ritualiste » nous offre sa musique comme un moyen de « changer notre monde. C’est l’une des plus anciennes formes de communication et de guérison ».
Si certains titres dénotent dans l’ensemble (Thank you for the People, par exemple), la plupart des chansons sont comme une douce couverture d’amour et de douceur à sortir lors des fins de journée difficiles, en fin de séance de yoga ou après une célébration, de la nature, de la Lune, du féminin ou des éléments. Pour ressentir et exprimer sa profonde gratitude.

« Gratitude », RiverBearMedicine, août 2017, Sebatierra.

 

Très belle journée, Namaste

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