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Bien s’assoir à son bureau

Malgré ce que l’on pourrait penser, être installé sur une chaise présente de nombreux risques, notamment pour le dos et les organes internes. Mais il existe des solutions pour retrouver une assise saine. SÉANCE BERNADETTE DE GASQUET

 

PENDANT LES VACANCES, nous avons retrouvé la joie de bouger et de respirer au grand air. Avec la rentrée, nous retrouvons notre tortionnaire sournois : la chaise ou le fauteuil de bureau. La position assise présente de nombreux risques. Nous sommes soumis à la gravité, mais contrairement à la position debout où les muscles antigravitaires (les muscles extenseurs des membres inférieurs et les muscles paravertébrau, ndlr) sont sollicités, dans notre siège nous pouvons nous “reposer” en nous appuyant sur le dossier. Or, c’est une fausse détente qui conduit au relâchement ! Les muscles du dos sont détendus, les épaules se rapprochent du bassin ce qui oblige le contenu abdominal à se loger vers le bas et l’avant. Les abdominaux se distendent et le ventre bombe. Pour les femmes, la vessie et l’utérus ne demandent qu’à descendre dans le vide vaginal, augmentant les prolapsus débutants (risque de descente d’organe). Les muscles du dos se reposent et ne se tonifient pas. Les hanches et les genoux étant fléchis, les muscles ischio-jambiers se raccourcissent, et le psoas ne s’étire jamais.

 

TROUBLES DORSAUX, INTESTINAUX ET RESPIRATOIRES

Le diaphragme étant bloqué, la respiration devient superficielle, haute, ce qui est la respiration du stress, de la peur. Il n’y a pas de massage des intestins, du foie, des différents viscères. Les risques de constipation, de ballonnement abdominal, de paresse intestinale augmentent. Notre deuxième cerveau est malmené. Au niveau vertébral, il n’y a qu’une seule courbure, en flexion (arrondie), ce qui correspond à une inversion de la lordose lombaire, avec une compression des disques intervertébraux dans la charnière habituelle L4, L5 ou L5, S1. Là où sont toutes les hernies discales qui se sont constituées au fil du temps sans traumatisme particulier. L’absence de travail des muscles du dos diminue la circulation sanguine autour de la colonne et ne permet pas d’hydrater les disques, ce qui expose aussi aux tassements, à la fragilité discale et à l’ostéoporose. Quant à la nuque, elle est soit en flexion, avec inversion de la lordose cervicale et limitation de la respiration au niveau de la glotte, soit en tension pour avancer et relever la tête. Ce tableau des inconvénients de la posture assise est alarmant, certes, mais bien réel. Il n’existe aucun siège qui permette une assise correcte pour toutes les morphologies, toutes les tailles ! Pire, les sièges (y compris dans les voitures, les trains et avions) ne sont adaptés à personne ! Même les plus chers et les plus sophistiqués.

 

VERS UNE MEILLEURE ERGONOMIE

Le siège idéal qui permettrait d’avoir un dos étiré sans tension, une respiration libre et une circulation correcte serait un siège bas où l’on serait accroupi assis, les genoux très hauts pour pouvoir poser les coudes. Pour travailler sur écran, il faudrait que la table soit ajustée et que le regard puisse rester à l’horizontale. Ce qui veut dire que les sièges et les bureaux soient adaptables en hauteur, que les plateaux s’inclinent.

Les pays nordiques ont depuis longtemps aménagé des bureaux et sièges à hauteur variable qui permettent d’alterner le travail assis et assis-debout, avec un simple appui sur le sacrum, les pieds en avant des hanches, une contre-pression active grâce à la poussée des pieds dans le sol. Nos sièges sont trop hauts en général et ont tous un dossier incliné en arrière. Dès lors, si on se redresse pour tenter de ne plus s’appuyer sur le dossier, on passe en hyper- lordose. Et à nouveau le diaphragme ne bouge plus, la respiration abdominale, celle de la détente, est impossible. La circulation et le transit en subissent les conséquences, les viscères sont projetés en avant. On alterne cambrure et avachissement, tension dans le haut du dos, la pointe de l’omoplate, la nuque, et effondrement comme décrit plus haut avec enroulement des épaules. Tendinites des épaules, migraines et troubles visuels s’ensuivent un jour ou l’autre.

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