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Dans le yin… il y a du yang

Anne Cazaubon partage ses explorations yogiques avec humour. Elle considère la vie comme un véritable jeu de piste truffé de signes pour qui veut bien les voir, sur un tapis comme ailleurs. Aujourd’hui, elle nous parle des révélations de la posture du Panda ! Par Anne Cazaubon

 

Nous allons terminer par une dernière posture… celle du Panda!» Tiens, tiens… la prof prend « quelques libertés. Inconnu au bataillon, ce panda. Il ne manquait plus que lui sur la photo de famille! Il est vrai que, depuis mes débuts en yin yoga, nombre de muscles, dont je ne soupçonnais pas l’existence, ont rencontré une bonne partie de la ménagerie sur le tapis. Il y a bien eu l’Escargot (idéal pour prendre conscience de son corps et de ses parties «limace»… je recommande!) mais aussi la posture du Cygne ou encore celle du Sphinx. Seulement, à ce jour, je n’avais jamais entendu parler de celle du panda! En observant la prof se contorsionner dans tous les sens, je comprends vite que ce plantigrade-là n’est pas tout à fait comme les autres. C’est un pan- da bionique qui a visiblement une épaule en titane et un genou élastique ! Mais, si elle y arrive, pourquoi pas moi? Moi aussi, je peux être Yuan Meng, ce bébé panda né l’année dernière, au zoo de Beauval, qui avait fait la une des journaux (et qui a, pour marraine, Brigitte Macron!). Je pose donc mon épaule au sol, roule ma tête alors que ma joue s’écrase contre le matelas, lève fébrilement une jambe… et termine par un magnifique roulé-boulé, les quatre fers en l’air, au beau milieu de la pièce. Je dois bien m’y résoudre: mon panda n’a rien de présidentiel! C’est précisément ce moment que choisit la prof, avec beaucoup de classe, pour faire semblant de ne pas relever mon acrobatie (tout en me laissant ramasser ma dignité, éparpillée aux quatre coins du tapis!). Alors que je m’apprête à me lancer dans une nouvelle tentative, elle rappelle, l’air de rien et de sa voix la plus douce: «Le Rolling Panda est une posture de yin yang yoga. Souvenez-vous que dans le yin, il y a toujours du yang. Pensez à ce petit point noir dans le blanc. Sur le tapis, il en est de même. D’abord, je trouve mon point d’appui, dans la puissance. Je pose mon épaule au sol et je m’ancre profondément. Et ensuite seulement, je peux entrer dans la posture, envoyer de la détente et plonger dans l’océan du yin. Mais cela ne peut se faire que si j’ai d’abord planté mon point yang! D’abord le yang, dont émerge le yin. Comme dans la vie!» «Comme dans la vie!»: cette phrase, comme toujours, me fait l’effet d’un détonateur. Le voilà donc, cet appui sur lequel tout repose. Ce pilier fondateur qui donne un cadre. Ce terrain de jeu que l’on délimite. Cette structure qui, par la suite, permet à «ce qui doit se passer»… d’enfin arriver!

« Depuis mes débuts, nombre de muscles, dont je ne soupçonnais pas l’existence, ont rencontré une bonne partie de la ménagerie sur le tapis. »

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