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Des postures pour dompter sa colère

Par Sophie Flak

 

Avez-vous déjà remarqué à quel point il est difficile de rester calme lorsque son enfant est en colère. Assez rapidement, « la moutarde commence à nous monter au nez », comme si la colère était contagieuse ? Au lieu de rester calme, nous nous crispons, voire nous nous mettons également à crier.

Cette « contagion » est due aux hormones miroir qui activent, dans notre cerveau, des zones identiques à celles qui sont stimulées chez la personne avec laquelle nous sommes. Il faut donc être un super-héros pour parvenir à rester calme lorsque son enfant voit rouge.

Pourtant, il est absolument essentiel de l’accompagner lorsqu’il est submergé par ses émotions. Du point de vue émotionnel, le cerveau de l’enfant commence à mûrir à partir de 5 ans. Avant, il lui est physiologiquement impossible de répondre autrement que par des cris et mouvements désordonnés à ses émotions. Après 5 ans, c’est de manière très progressive qu’il pourra faire appel à sa raison pour maîtriser ses affects. Les adultes jouent donc un rôle essentiel pour aider les enfants dans ces moments de stress intense.

Afin de vous accompagner dans cette situation difficile, voici une série de trois postures à faire à deux. Elle a pour objectif de permettre aux enfants de sortir de la colère puis de retrouver progressivement leur calme. Elle vise aussi à permettre aux parents de ne pas se laisser envahir par les émotions négatives afin de pouvoir leur apporter la sécurité affective dont ils ont besoin.

 

Posture #1 Le nettoyage des émotions

Allongez-vous sur le sol avec votre enfant, l’un à côté de l’autre.

Il n’est pas nécessaire de prendre un tapis, vous avez tout intérêt à proposer cette posture à votre enfant dès que vous le voyez s’énerver. Plus on agit tôt, plus il est aisé de maîtriser les bouffées de colère qui montent.

Tapez vite et de manière énergique sur le sol avec les poings fermés et les pieds en criant « haaaa haaaa » le plus fort et le plus longtemps possible. Etant à côté de votre enfant, surveillez-le pour qu’il ne se fasse pas mal*.

(*Attention, si votre enfant devait taper de manière à se blesser, interrompez immédiatement l’exercice et passez immédiatement à la posture N°3.)

Votre enfant va progressivement ralentir, ce qui est bon signe. Néanmoins, encouragez-le par l’exemple en l’invitant à maintenir la frappe (« on tape fort »), le rythme (« on tape vite ») et à crier le plus longtemps possible pour allonger l’expiration. L’objectif est de tenir au moins trente secondes avec les petits, voire une minute avec les plus grands.

Cette posture, aussi iconoclaste qu’elle puisse paraître, s’inspire d’un kriya – technique de nettoyage et de purification – de kundalini yoga. Elle permet de décharger les contrariétés, de sortir du stress tout en se sentant soutenu par un support stable et immuable : la terre.

 

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Très belle journée, Namaste

© Toutes copies et reproductions interdites, contenu édité et publié par YJ France Media. Photos : Lionel Piovesan

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