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Par Julien Levy
Elle était belle. Son teint d’or, sa longue chevelure brune, cette étincelle dans les yeux qui traduisait sa brillante intelligence, son énergie créatrice, tout chez elle était empli d’une lumière gracieuse, depuis son plus jeune âge. Elle était belle et lumineuse. Elle répondait au doux prénom d’Uma. Comme Uma Thurman, l’actrice de Pulp Fiction et Kill Bill, ses parents avaient voulu rendre hommage à la déesse de la Lumière. Uma, la mère des déesses. Uma, l’épouse de Shiva. Uma, fille des Himalayas. Uma, déesse de la connaissance spirituelle.
Uma, donc, était belle, lumineuse et dotée d’une grande sagesse. Elle vivait avec sa famille dans un lieu idyllique. Une superbe et vaste maison, agrémentée de jardins luxuriants, d’immenses rivières et bassins abondants. Plus elle grandissait, plus Uma faisait des découvertes, progressait, évoluait. Elle avait découvert la magie du feu, et jouait souvent avec. Elle aimait autant cultiver la terre que de nouvelles langues. Elle aimait naviguer, explorer de nouvelles rives, parfois loin de son foyer. Plus tard, elle comprit comment se soigner, comment fonctionnait l’électricité, comment téléphoner. Elle passa son permis de conduire, prit l’avion. Ses navigations sur les eaux devinrent des surfs sur Internet. Quelle liberté !

Et puis, Uma fit face à des grands défis. Des guerres de clans, des guerres de territoires, des conflits politiques et d’ego. Des fins de « moi » difficiles ! Un jour, sa maison prit feu, avec une grande partie de ses terres. C’était irrespirable, tout menaçait de s’écrouler. Au même moment, de nombreux membres de sa famille tombèrent malades. Ce n’était pas la première fois, mais là elle prenait les choses au sérieux. Uma avait toujours son teint d’or, mais la jolie flamme dans ses yeux commençait à vaciller sous le souffle de la peur. Elle savait qu’il lui fallait changer quelque chose dans son mode de vie pour que tout s’apaise en elle et autour. Uma était résiliente, ça aussi elle le savait. Alors, elle décida de faire face aux crises. Elle décida qu’elle ne laisserait pas la lumière s’éteindre sur son monde. Elle se rappela pourquoi elle s’appelait Uma. Parce que, comme la déesse, sa lumière et sa connaissance pouvaient la mettre sur le chemin de la vérité. Alors, elle garda la foi. Au fait, quel était le nom de famille de cette Uma-ci ? Un nom de famille très court, quelques lettres seulement. Quatre exactement. Assez proche de « nuité », justement quand tout s’éteint. Mais le sien était Nité. Uma Nité. Quand tout s’éclaire.

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