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Et si c’était le lait ?

Zoom sur le régime dairy free

Je vous entends d’ici. Impossible de renoncer aux fromages, d’autant plus que toute la gastronomie de notre pays les met l’honneur ; votre verre de lait vous est indispensable chaque soir pour vous assurer un bon sommeil ; et puis j’oubliais, on n’a jamais trouvé mieux pour avoir des dents blanches et des os solides.

Beaucoup d’idées préconçues et de fausses informations circulent sur la valeur nutritionnelle et les bienfaits du lait et de ses dérivés (yaourts, fromages, beurre, crème).

L’homme est le seul être vivant qui, une fois sevré et bénéficiant d’une diversification alimentaire, continue à consommer du lait et de surcroit celui d’une autre espèce ! Pourtant, dès l’âge de 3 ans, la sécrétion de la lactase, l’enzyme nécessaire au métabolisme du sucre du lait, le lactose, commence à décroitre. Autre point essentiel. La caséine, une protéine présente en grande quantité dans le lait de vache, est extrêmement difficile à digérer pour l’être humain car, comme pour le lactose, il lui manque l’outil nécessaire à son catabolisme, qui est la caséase (l’équivalent de la présure du veau). Le lait de vache en est riche afin de doubler en huit semaines le poids de son veau, ce qui paraît inadapté aux besoins d’un nourrisson qui ne doublera son poids qu’en sept mois.

Près de 75 % de la population serait intolérante au lactose. Toutefois, les symptômes manifestés sont très variables d’un individu à un autre et peuvent survenir plusieurs jours après l’ingestion. L’impact sur la santé est donc insidieux et se matérialise là où on ne l’attend pas : douleurs articulaires, migraines, baisses de moral, fatigues chroniques, problèmes cutanés… et, bien entendu, désordres digestifs.

Seuls 20 % d’intolérants manifestent des signes cliniques après l’absorption d’un quart de litre de lait. Ce chiffre vous laisse songeur ? Pour savoir si vous êtes également concerné, essayez le régime dairy free (sans lactose) sur une semaine pour commencer et observez le bien-être et le regain d’énergie qui en découlent ou non.

Consolez-vous ! La Nature a pensé à mille et un délices pour satisfaire nos papilles. Les laits végétaux (amandes, noisettes, coco, petit-épeautre, châtaignes…) se substituent parfaitement au lait animal et notamment dans ses fonctionnalités culinaires.

Laure Terrier de la Chaise – Naturopathe et professeur de Yoga 
www.makemeyoga.com

Recette de faux-mage végétal aux noix de cajou

300 g de noix de cajou nature

180 ml d’eau filtrée ou eau de source peu minéralisée

11/2 cuillère à soupe de hatcho miso ou de miso brun

11/2 cuillère à café d’huile de noix de coco
1

demi jus de citron

Ciboulette fraiche

3 pincées de sel marin

Au préalable, mettez à tremper pendant 4 heures les noix de cajou dans un bol d’eau filtrée.
Rincez les noix abondamment et mixez-les (sans l’eau de trempage) avec le hatcho miso et l’eau jusqu’à obtention d’une crème homogène.
Placez le mélange dans un bol et couvrez-le d’un film protecteur plastique en chassant entièrement l’air (le film doit donc être en contact avec la crème de cajou afin qu’une fermentation s’opère).
La fermentation doit durer 12 heures, à température ambiante.
La fermentation terminée, ajoutez les ciboulettes hachées, l’huile de coco, le citron et le sel.
 Dégustez !

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