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Interview hors du tapis – Aure Atika

« Grâce au yoga, je me sens sereine et apaisée »

On connaît Aure Atika pour ses rôles au cinéma et, notamment, celui qui l’a révélée dans La vérité si je mens! On la découvre aujourd’hui sous un nouveau jour: une femme pudique, écrivaine, fervente adepte de yoga, qui se confie sur l’évolution de sa vie et ses envies d’ailleurs…

 

Propos recueillis par Lionel Piovesan

 

Vous avez eu un parcours de vie assez incroyable, pouvez-vous nous le raconter en quelques phrases?

Enfant, j’ai été élevée par ma mère, une femme indépendante, qui a connu la drogue. Elle cherchait une forme de dépassement de soi, se réinventant et réinventant sans cesse le monde autour d’elle. Une situation pas toujours évidente pour la petite fille que j’étais. C’était une artiste, un peu décalée, je parle d’elle dans mon roman (Mon ciel et ma terre, Fayard, ndlr). J’ai grandi avec cette quête d’esthétisme et de spiritualité qui était la sienne, et d’un ailleurs toujours possible. C’est une femme qui se cherchait et qui s’est trouvée peut-être à la fin de sa vie où elle s’est recentrée, après sa maladie et sa greffe, grâce à sa rencontre avec le bouddhisme.

 

En tant que petite fille avec une mère « adolescente », avez-vous pris la place de l’adulte?

Oui, car j’avais en face de moi quelqu’un qui vivait dans un rêve permanent avec des «si», des «il faudrait», des «et ce serait bien », ou « ce serait génial ». Moi, j’étais l’enfant raisonnable, stable. Quand on est dans cette position, on se met dans le concret sur ce qui est là devant soi, et dans ce qui existe. Je pense d’ailleurs qu’on se construit en réaction face à ses parents.

 

Est-ce que la vie de votre mère vous faisait rêver ou vous inquiétait ?

Ni l’un ni l’autre. Elle ne m’a pas fait rêver car il y avait très peu de succès. Mais j’étais heureuse, parce que ma mère me regardait avec des yeux d’amour. Je dirais que c’était une vie au jour le jour…

 

Comment avez-vous rencontré le yoga ?

Petite, je voyais souvent ma mère faire du yoga, notamment la posture sur la tête qu’elle était capable de tenir pendant une demi-heure. Je tournais autour d’elle, ça m’intriguait. Enfant, puis adolescente, j’ai toujours fait du sport: des arts martiaux, de la danse, de la course à pied… Et puis, il y a sept ans, j’ai senti que l’envie de faire du yoga montait en moi. C’était une période de ma vie où j’étais très mal, je venais de me séparer, j’avais traversé un gros trou noir… j’avais besoin d’aide pour m’en sortir. Il fallait que je prenne soin de moi, que je respire… C’est ainsi qu’un jour, j’ai poussé la porte du cours de yoga Iyengar donné par Helen Giovanello. Ça a été une révélation et une libération, comme si ces séances m’avaient complètement ouvert le diaphragme. J’ai été libérée d’un poids. Par la suite, j’ai rencontré des profs géniaux comme Maryam Askari et Alex Onfroy. Et, même si j’ai essayé différentes pratiques de yoga au début, je revenais toujours à l’Iyengar.

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