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J’ai demandé à la Lune… un tas de choses !

Aussi loin que je me souvienne, ma mère, mexicaine, m’a toujours parlé de l’importance de la Lune. À 15 ans, avant mon premier grand voyage toute seule, elle m’avait dit, en la montrant dans le ciel : « On se parlera à travers elle. Si tu as besoin de moi, tu lui demandes de l’aide, je serai de l’autre côté. »

 

Il y avait aussi ces soirées d’été où elle s’asseyait toute seule, pieds nus, sur la terrasse. Qu’est-ce que tu fais ? « Estoy platicando con tu abuelita. » (« Je discute avec ta grand-mère »). Son sourire baignait dans la lumière de la Pleine Lune.

Des souvenirs comme ceux-là, où la réalité se mêle à une connaissance mystique héritée des ancêtres zapotèques de ma mère, peuplent ma jeunesse. Avance rapide jusqu’à maintenant, dans mon appartement en ville, à Toulouse. C’est une chance si je vois l’ascension de la Lune, entre l’espace grignoté par les immeubles et les fois où j’oublie de lever les yeux au ciel ! Pourtant, mes moments préférés sont ceux où il n’y a rien à voir à la télé : je tire la chaise longue devant la grande fenêtre du salon, j’éteins les lumières de la maison et je lance la bouilloire pour passer une soirée avec la Lune dans le ciel et une tasse de tisane chaude entre les mains. Comme ma mère et ma grand-mère. Et je trouve du réconfort dans la Luna aujourd’hui, exactement comme elles alors.

Cette année, deux choses majeures m’ont poussée à me reconnecter à la Lune. Je suis tombée enceinte. Et j’ai eu besoin d’aide, encore plus souvent que d’habitude ! Amis. Famille. Étrangers. Anges. J’ai même sollicité mes ancêtres. Ça a été un des moments les plus magiques de cette grossesse : la Bénédiction mondiale de l’Utérus de Miranda Gray, une cérémonie qui rassemble plus de 160 000 femmes dans le monde un soir de Pleine Lune, et qui avait pour thématique la guérison des lignées ancestrales. C’était bizarre, surnaturel et absolument fabuleux. Assise, les yeux fermés, j’ai appelé à voix haute les prénoms de toutes les femmes qui sont venues avant moi, mère, grande mère et arrière-grands-mères (dont j’avais oublié les prénoms et que je me suis empressée de demander par WhatsApp à ma mère !). Victoria, Isabelle, Sodelva, Augusta, Juana, Françoise, Apolinaria. Frissons. Commence à agir comme une partie intégrante d’une sororité planétaire et intemporelle, et avant que tu t’en rendes compte tu le seras.

 

Intention lunaire

La Lune est également devenue ma montre. J’avais l’habitude d’en avoir une sous forme de cycles menstruels, mais ça c’était avant de tomber enceinte ! La Lune bat le tambour d’un cycle de 28 jours, composé de 8 phases. De la Nouvelle Lune à la Pleine Lune, 14 jours d’énergie d’ascendante ; de la Pleine Lune à la Nouvelle Lune, 14 jours d’énergie descendante. Prévenue par les petits dessins que j’ai gribouillés sur mon agenda (un cercle vide pour désigner le jour de la Pleine Lune, un cercle rempli pour désigner le jour de la Nouvelle Lune) je décide d’essayer un nouveau truc ce mois-ci : poser une intention lunaire. Je sais, c’est quoi ce truc ? Et bien c’est l’idée que dieu merci chaque mois on a le droit à une nouvelle opportunité. Un nouveau départ. À chaque Nouvelle Lune (quand la lune est noire et invisible dans le ciel), pose sur papier ce que tu veux laisser rentrer dans ta vie. Médite sur ce qui demande ton attention. Sois claire et authentique.

 

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