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L’ancrage Positif

Par Sandra Insoha

Avez-vous déjà entendu parler d’ancrage positif ? Qu’est-ce que vous diriez d’un outil simple et facile à utiliser dans la vie de tous les jours lorsque vous sentez une anxiété monter par exemple ?

La promesse de cet outil que l’on appelle “ancrage positif” est de venir à votre secours dans ces moments de mal-être. On retrouve ce terme aussi bien en PNL (Programmation Neurolinguistique) qu’en hypnose…

Alors, qu’est-ce qu’un ancrage ? C’est tout simplement comme un drapeau, ou un marqueur, qui a le potentiel de réveiller ou déclencher un souvenir, une émotion, ou des sensations lorsqu’il est activé.

En fait, sans le savoir, nous avons plein d’ancrages bien qu’ils ne soient pas tous positifs.  Cela peut être une chanson qui nous rappelle l’été dernier et dont l’écoute nous replonge soudainement dans l’ambiance. Ou alors une chanson qui rappelle un ou une ex, ou bien encore une certaine période de vie… je suis sûre que tout le monde a déjà vécu ça !

Pour mieux comprendre le fonctionnement de ces ancrages, expliquons d’abord aux bases sensorielles.

Nous avons 5 sens :

  • Le toucher, kinesthésique (K)
  • L’auditif (A)
  • Le visuel (V)
  • Le gustatif (G)
  • L’olfactif (O)

La façon dont on perçoit le monde, l’interprète et enregistre les informations autour de nous dépend de notre manière d’utiliser ces 5 sens. Et bien sûr nous les utilisons tous différemment.  Certains sont très à l’aise avec les images et la visualisation, d’autres auront un toucher particulièrement développé. En fait, certaines études ont montré que nous avons chacun 2 sens “préférés”, que nous utilisons en majorité, et les 3 autres que nous utilisons finalement très peu. Le premier sens est utilisé à environ 55%, le 2ème à environ 33%, et les 3 derniers se partagent le reste. Et vous allez voir que selon nos sens favoris, notre manière de vivre le monde peut être très différente d’une personne à l’autre !

Les visuels gardent beaucoup d’images dans leur tête, les auditifs quant à eux se souviennent des sons, des conversations, de la musique, tandis que les kinesthésiques gardent une mémoire des sensations.

De ce fait, une conférence uniquement orale n’est pas intégrée de la même manière par tout le monde. Ceci ne veut pas dire que ceux qui ne la retiennent pas ont une mauvaise mémoire, mais simplement qu’ils ont une autre manière d’enregistrer les informations. C’est pour cela qu’un conférencier, tout comme un enseignant dans sa classe par ailleurs, peut se reposer sur cette compréhension pour rendre son discours intelligible au plus grand nombre. Plus nous associons de sens à un exposé en variant les supports, plus celui-ci peut être retenu aisément par des profils différents. Si à l’exposé oral nous combinons des éléments visuels pour compléter le discours, ainsi que des gestes et des mouvements associés aux mots clés, nous éveillons 3 sens en même temps. Ce faisant, nous avons plus de chances de capter l’attention du plus grand nombre en multipliant les canaux de communication (auditif, visuel, kinesthésique, etc.).

Les ancrages, eux aussi, reposent sur la sollicitation simultanée de plusieurs sens.

Mais à quoi bon un ancrage positif ? Dans quelles situations est-ce utile ? Et comment le créer ?

Vous l’avez compris, un ancrage positif convient particulièrement lorsqu’une situation fait naître  systématiquement un mal-être, et où on aimerait bien un coup de pouce. Par exemple, juste avant de prendre la parole en public, ou bien avant un entretien d’embauche, ou encore lorsque les transports publics sont une source d’anxiété. Ce peut être aussi face au vide qui provoque le vertige, au décollage d’un avion, dans un ascenseur trop exigu, etc.  Bref, dans toutes les situations où l’on perd nos moyens.

Les séances d’hypnose sont idéales pour mettre en place un ancrage positif afin de nous aider dans ces occasions. À cet effet, on aidera à l’épanouissement d’un état de grande confiance et sérénité en ramenant à votre mémoire des moments de la vie particulièrement plaisant et heureux. On cherche à créer l’état idéal dans lequel vous aimeriez vous sentir dans ces moments de mal-être. Cela pourra se faire grâce à un paysage inspirant, comme l’arrivée en haut d’un sommet, une atmosphère ou une  ambiance qui font remonter des émotions porteuses et entraînantes, telle que l’énergie positive et contagieuse d’un rassemblement où l’on s’est senti transporté par la vibration de la foule, ou bien  encore en se remémorant une victoire personnelle.

Une fois amené dans cet état, nous avons plus qu’à « ancrer » ou marquer l’état afin de pouvoir y revenir lorsque vous en aurez besoin plus tard.

Pour cela nous devons choisir au préalable un mot secret, facile à retenir et qui représentera pour vous cet état particulier, puis un geste, suffisamment discret pour pouvoir le faire dans n’importe quelle situation, et une image, qui forment à eux 3 vos symboles personnels. Ils représenteront au mieux cet état que vous avez envie de retrouver dans les situations difficiles.

Ensuite pour ancrer l’état nous avons plus qu’à répéter notre mot en faisant notre geste et en  visualisant l’image, 3 fois de suite sur 3 expirations successives, tout en vivant au maximum les sensations de cet état positif.

Plus tard, dans la vie quotidienne, au moment où vous sentirez un malaise arriver, il vous suffira simplement de prendre une grande inspiration, et de répéter votre mot secret sur l’expiration en faisant votre geste associé et en visualisant votre image pour immédiatement activer toutes les ressources que vous aviez mobilisées lorsque vous aviez mis en place l’ancrage. Ainsi, en un instant vous désamorcez le malaise en vous immergeant dans un état de confiance, et vous reprenez contact avec vos ressources  pour pouvoir aborder la situation en pleine possession de vos moyens.  En un clin d’œil vous renversez la situation et reprenez le contrôle.

Bien sûr, plus vous avez vécu l’état intensément lors de la mise en place de l’ancrage, plus ce dernier sera efficace. C’est pour cela qu’il est intéressant de le faire lors d’une séance d’hypnose car les émotions y sont facilement décuplées. Mais vous pourriez très bien le faire seul. Et une fois l’ancrage mis en place vous pouvez ensuite le renforcer vous-même à chaque fois que vous vivez des moments positifs forts.

Vous pouvez donc l’utiliser comme un appel SOS lorsque vous en ressentez le besoin, et le renforcer dans les moments particulièrement positifs. C’est un outil simple et pratique que nous emmenons partout avec nous. N’est-ce pas un soulagement de pouvoir se dire que nous avons tous à l’intérieur de nous-mêmes les moyens de gérer chaque situation que la vie nous réserve ?

Retrouvez Sandra en stage du 3 au 6 novembre 2016-10-14

Actualités de Sandra : http://www.insoha.com

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