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La magie des Gong Bath

Et Gong ! Quand notre cœur fait Gong !

Par Anaïs JOSEPH

Un déferlement de vibrations pour mieux se relaxer, se régénérer et méditer, telle est la promesse des Gong bath. Plongez dans cet univers sonore.

Samedi 4 avril 2015. C’est la pleine lune et une séance de Gong se prépare à Rasa, un centre de yoga parisien. Le musicien, Swann, dispose sur une table quatre bols chantant dédiés à la pleine lune. Sur cette table, il y a déjà une dizaine d’autres bols de taille, d’épaisseur, de profondeur et de matière différentes. Touche personnelle de l’artiste, des carillons sonnant de manière cristalline qui serviront à ouvrir et fermer la session avec douceur. Derrière lui, trois énormes gongs sont suspendus à un cordage : chaque instrument est accordé sur une fréquence différente. Une trentaine de personnes est venu assister à ce « Gong bath ». En France, cette pratique se développe progressivement, mais aux Etats-Unis, en Amérique du sud et en Asie, elle a fait tant d’émules que même le milieu hospitalier l’utilise. Son objectif : détendre, relaxer, voire … régénérer l’organisme. Selon les mots de Swann : faire l’expérience d’un massage intérieur.

Gong … un massage intérieur

Une rapide présentation du déroulé de la séance met tout le monde en confiance. Confortablement allongés sous des couvertures, les participants se laissent bercer par les carillons. Les bols chantant prennent le relais. Des plages de silence donnent a chacun le temps d’assimiler tous ces signaux. Au bout d’une dizaine de minutes, un coup de maillet fait retentir les gongs. C’est un véritable éclair sonore qui cingle le tympan et donne une sensation de vrombissement corporel. Un éventail d’harmoniques se déploie, enveloppe et perd le mental dans un dédale de basses. Sans compter l’influence des infrabasses, inaudibles. Les bols chantant, avec des hauteurs de sons plus aigues, complètent idéalement le spectre sonore des gongs. Dénuée de schémas répétitifs, cette composition ne s’enchaîne pas de façon mélodieuse ou musicale à l’oreille occidentale… Pour autant, la variation dans la hauteur et le rythme des sons constitue une partition qui s’apparente à une musique.

Ce florilège de vibrations agit sur tout le corps. En touchant l’oreille interne, la vibration sonore atteint le nerf auditif lui-même relié au cerveau ; lorsqu’elle caresse la peau, elle éveille nos sens. Ce qu’il advient de cette vibration dans notre corps, aucune étude en neuroscience ou physiologie ne permet de l’établir clairement. Mais rien n’empêche de constater empiriquement que les sons et la musique provoquent en nous des émotions, des états d’âmes, accélèrent ou ralentissent le rythme cardiaque. Leur influence est indéniable.

Une heure après le premier coup de maillet sur le métal, le gong bath se termine. Dans les vestiaires et le hall d’accueil, chacun partage son expérience, le regard encore un peu nébuleux : « moi, j’ai eu des visions macabres où je me transformais en loup mais cela ne m’a pas du tout effrayé », raconte une jeune femme ; « j’aimerais surtout recommencer pour mieux analyser ce qui se passe », dit un homme qui participe pour la troisième fois à un gong bath ; « je m’inscris d’emblée à la prochaine session », sourit une femme enthousiaste. Et de fait, la prochaine intervention de Swann, en juin 2015, est déjà quasi-complète.

Retrouvez l’article complet dans votre magazine Yoga Journal N°2

Photos : Anni Maarit

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