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La non-violence : première étape sur le chemin du Yoga

Par Cécile ROUBAUD, enseignante de Yin Yoga, de Vinyasa et de Ashtanga

Ahimsa, en sanskrit, signifie littéralement l’absence (-a) d’acte causant de la souffrance à autrui (-himsa).

Ahimsa est un principe fondamental dans la pratique du yogi. Le Dalaï Lama disait lui-même : « Si tu ne peux pas faire le bien à autrui, essaie au moins de ne pas lui faire de mal ». Patanjali, un grand érudit, explique dans les « Yoga Sutras » le chemin à suivre pour atteindre l’éveil. Avant même la pratique des postures (asanas), il importe de nettoyer son mental en suivant une discipline de vie, de travailler sur notre façon d’agir envers les autres (yamas) et envers soi (niyamas). La première de ces disciplines est justement Ahimsa.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard que, dans le panthéon hindouiste, Ahimsa soit représenté comme la femme du Dieu Dharma (la loi naturelle des choses).

Cette pratique, recommandée dans des textes de sagesse ancienne millénaire, reste encore et plus que jamais d’actualité. Comment pouvons-nous agir en tant que yogi avec ce qui se passe aujourd’hui dans notre monde ?

La réponse est claire : développons la non-violence. Celle-ci commence avec soi-même. Développons l’auto-bienveillance en prenant soin de nous, par exemple avec la pratique du yoga et de la méditation. Ensuite, nous pouvons la mettre en pratique dans notre façon d’agir. Du principe de base qui est de ne pas tuer, nous l’étendrons graduellement à des niveaux plus élevés où il devient indispensable de protéger la vie. Dans tous les cas, il s’agit d’être attentif à nos façons d’agir, à nos paroles ainsi qu’à nos pensées. Prendre conscience quand nous créons de la violence, même quand ce n’est qu’une pensée !

En quoi cela changera notre monde ? Nous pouvons devenir un exemple pour les autres qui à leur tour, inspirés par nos façons d’agir, développeront la non-violence autour d’eux. Nous pouvons propager le virus du changement.

Il existe une très belle méditation pour nous aider à développer Ahimsa : la méditation sur la bienveillance. En voici les instructions.

Prenez une posture assise confortable, avec le dos droit (n’hésitez pas à vous asseoir sur une chaise si l’assise en tailleur est difficile à maintenir pour vous : la bienveillance commence par-là).

Prenez quelques minutes pour vous détendre et amener le mental dans l’instant en observant la sensation de l’air à l’entrée des narines, quand vous inspirez et expirez.

La première partie de la méditation consiste à développer la bienveillance pour soi. Pensez à tous les gens qui vous aiment, et laissez cette sensation d’amour remplir votre poitrine à chacune de vos inspirations. Souhaitez-vous de trouver le bonheur et la paix intérieure.

La seconde partie consiste à développer le sentiment de bienveillance pour une personne qui vous est proche. Pensez à cette personne, et sentez l’amour que vous avez pour elle. Souhaitez-lui de trouver le bonheur et la paix intérieure.

Dans la troisième partie, le sentiment de bienveillance est étendu à une personne qui vous est neutre. Une personne que vous connaissez, mais avec laquelle vous n’avez pas de relation particulière. Pensez à cette personne et souhaitez-lui de trouver le bonheur et la paix intérieure.

Enfin, dans la dernière partie, le sentiment de bienveillance est élargi à une personne avec qui votre relation est plus difficile. Pensez à cette personne, et souhaitez-lui de trouver le bonheur et la paix intérieure.

Vous pouvez terminer la méditation en visualisant le monde rempli de personnes heureuses et en paix avec elles-mêmes, un monde sans violence. Offrez les efforts que vous avez mis à pratiquer cette méditation à la réalisation de cette vision.

Pour sortir de la méditation, ne vous précipitez pas, prenez votre temps, revenez à l’observation du souffle. Enfin, quand vous êtes prêt, laissez vos yeux s’ouvrir.

Cécile Roubaud enseigne à Annecy, Genève, Paris

https://www.facebook.com/cecileroubaud

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