fbpx

Le cycle de l’air

Par : Jessica Levine 
 photographie : jeff nelson

Une force motrice
“Se débarrasser du dioxyde de carbone – et non pas faire entrer de l’oxygène – est ce qui nous pousse à respirer dans la plupart des situations, » explique Roger Cole. En d’autres termes, la nécessité de notre corps d’éliminer ce dont il n’a pas besoin est plus grande que la nécessité de se procurer ce dont il a besoin. En effet, un excès de CO2 rend le sang plus acide, ce qui peut diminuer les fonctions de toutes les cellules du corps. Le tronc cérébral est réglé de façon précise pour maintenir le pH du sang équilibré. Quand le pH est trop acide, une réaction au stress se déclenche et un message urgent est envoyé au diaphragme : initier une respiration pour amener davantage d’oxygène et rééquilibrer le sang.

Que se passe-t-il lors d’une inspiration et d’une expiration profondes ?
A l’inspiration
Lorsque vous inspirez, le diaphragme (principal muscle de la respiration en forme de coupole) se contracte, en descendant et en s’aplatissant. Ceci accroît le volume du thorax (la cavité entourée par la cage thoracique), ce qui fait non seulement de la place pour laisser entrer l’air dans les poumons mais modifie également la pression atmosphérique à l’intérieur des poumons, en ajoutant de l’air. Cet air voyage à travers les narines et les cavités nasales, descend dans le pharynx (gorge) et le larynx (cordes vocales), ainsi que dans la trachée. Ensuite, il parcourt les bronches (conduits menant aux poumons) et les bronchioles (conduits de moins d’1 millimètre de diamètre), et arrive aux poumons. Une fois dans les poumons, l’air atteint les alvéoles pulmonaires (petites poches d’air) qui servent de lieu d’échange: l’oxygène (O2, la nourriture dont vos cellules ont besoin pour produire de l’énergie) est échangé avec du dioxyde de carbone (CO2, les déchets produits par la production d’énergie dans les cellules) dans le système sanguin.
Simultanément, quand vous inspirez, votre fréquence cardiaque s’accélère, grâce au message envoyé par les tensio-récepteurs dans les alvéoles au tronc cérébral (qui contrôle la fréquence cardiaque) et au nerf vague (qui commande les fonctions autonomes). Ceci augmente l’afflux sanguin à travers les artères (tubes transportant le sang en provenance du cœur) vers les poumons, pour que davantage de sang puisse être oxygéné.
Les molécules d’O2 circulent depuis les alvéoles vers les capillaires sanguins (vaisseaux sanguins très fins) et s’attachent aux globules rouges, qui commencent à circuler à travers les veines pulmonaires (vaisseaux transportant du sang oxygéné vers le cœur) en direction de l’oreillette gauche du cœur. Puis le sang se dirige dans le ventricule gauche qui se contracte (bat). Par cette contraction, du sang riche en oxygène est pompé et distribué dans chaque cellule du corps via le réseau d’artères et de capillaires.

modèle: karita cassia
A l’expiration
A l’intérieur des cellules, les mitochondries (les centres de production d’énergie) utilisent l’oxygène pour brûler les sucres, les graisses et les protéines pour produire de l’énergie, et le CO2 est un produit dérivé de ce processus. Le CO2 est un déchet biochimique dont vous n’avez pas besoin, et votre corps commence donc à l’évacuer. Le CO2 voyage à travers les parois cellulaires vers les capillaires puis les veines qui transportent le sang riche en CO2 vers l’oreillette droite et le ventricule droit du cœur. Ensuite, le ventricule droit se contracte, expulse le sang riche en CO2 hors du cœur à travers la valve pulmonaire et l’artère pulmonaire et le renvoie dans les poumons. Quand le sang entre dans les alvéoles, le CO2 quitte le système sanguin et se retrouve dans les poumons. Le diaphragme se relâche, diminuant le volume et la pression dans le thorax, ce qui initie l’expiration. Pendant ce temps, la fréquence cardiaque ralentit, diminuant l’afflux sanguin dans les poumons et décourageant l’échange de gaz tant que les poumons sont encore remplis d’air riche en CO2. Le changement de pression dans les poumons pousse les déchets d’air et de CO2 à remonter hors des poumons dans la trachée, à travers le larynx, le pharynx et les cavités nasales pour être expiré à travers les narines.

Vous souhaitez apprendre les techniques de respirations yogiques, Prânâyama ? Rejoignez-nous sur nos événements : www.boutiqueyogi.com

Namasté

1 commentaire

Laisser un Commentaire