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Le Dalaï Lama à Strasbourg

Par Arnaud,

Lors de sa visite en France, le Dalaï Lama, a consacré deux jours, afin de donner des éléments de compréhension du bouddhisme tibétain, au public réuni au Zénith de Strasbourg. La traduction était assurée par Matthieu Ricard.

Samedi 17 septembre fut consacré à l’étude du texte “Le commentaire de l’Esprit d’Eveil” de Nagarjuna”.

Dimanche 18 septembre fut consacré à une initiation Tchenrezig puis à une conférence sur le thème “Pour une éthique au-delà des religions”.

L’article ci-dessous reprend les thèmes développés samedi 17 septembre.

« Libre de la dualité du sujet et de l’objet. Liées aux agrégats, aux domaines et aux sources de perceptions, eux-mêmes dénués de toute existence réelle, les choses n’ont pas de soi et en cela sont égales. Notre esprit n’est donc jamais né : telle est la nature de la vacuité. »

Partant du précédent extrait du Tantra de Guhyasamaja, sa sainteté le Dalaï Lama, a repris, dans un premier temps, les concepts de la forme et du vide.

Concernant le concept de la forme et du vide, il serait inutile de vouloir les dissocier : la forme est vide – le vide est la forme. Cette lecture permet d’éviter les écueils du nihilisme (la forme est vide), et de l’éternalisme (le vide est la forme) qui tend à figer les temps du passé, du présent et de l’avenir. Pour rendre ce concept plus compréhensible, la notion de vide ou vacuité, peut être approchée ou traduite par celle d’interdépendance. Tous les phénomènes sont liés.

Rien n’existe en soi et par soi. On peut noter que la non-dualité est une composante du bouddhisme. Les oppositions ou les différences ne sont que différents aspects d’une seule et même réalité.

Puis, sa Sainteté développa la notion de souffrance au travers des quatre vérités : constat, cause, cessation et chemin de la cessation. Tout en ayant conscience que notre mental peut être à l’origine de la souffrance, par ses fabrications ou ses représentations, nous pouvons parvenir à la libération en dépassant l’attraction ou la répulsion, l’espoir ou la crainte et en cultivant le calme intérieur et la vision pénétrante.

Le calme intérieur et la vision pénétrante permettent l’action juste. Sortir de l’agitation et des conflits, trouver l’apaisement, ouvrent la voie pour l’action juste. Ainsi, l’esprit en paix ne tombe pas dans l’ignorance.

L’action juste est dirigée vers soi et surtout vers les autres. Sa Sainteté appela avec force à l’altruisme : le Bouddha se préoccupe du bien des autres avant son propre bien.

Sa Sainteté termina cette journée de samedi par un message qui trouve une résonance universelle et qui porte une exigence d’action. Il est nécessaire de faire preuve de compassion et de solidarité. Il faut éviter comme le poison l’indifférence au malheur des autres.

Très belle journée, Namasté

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