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Légère comme une plume

Et si les régimes n’étaient pas bons pour vous ?

Depuis combien de temps vous battez-vous avec votre poids ? Certaines personnes se sont construites ainsi, en devant faire « attention » toute leur vie à leurs choix alimentaires.

Elles ont expérimenté toute sorte de régimes. De celui qui fait perdre les cheveux, en passant par celui qui préconise de se nourrir avec des poudres aux saveurs artificielles, et pour finir celui qui les a littéralement affamé.

Une seule certitude, leur efficacité est souvent immédiate. Ils fonctionnent tous pour mincir…Quand on réduit ses portions alimentaires ou que l’on pratique la dissociation alimentaire, on maigrit.

Mais les régimes sont le plus souvent hypocaloriques, inacceptables psychologiquement et parfois très déséquilibrés sur le plan nutritionnel. Sans cet équilibre nutritionnel, le corps qui s’est vu affamé va stocker, de manière à pouvoir faire face à une éventuelle nouvelle privation.

Mais cette perte de poids est éphémère, et on reprend très rapidement ces kilos : c’est ce que l’on appelle l’effet yo-yo.

Selon les enquêtes, au bout d’un an, deux ans maximum, on reprend son poids initial, plus le petit « bonus » à chaque régime.

Jusqu’à l’âge de quatre ans environ, un enfant sait spontanément s’il a faim et quand il a assez mangé. Viennent ensuite les compensations, les frustrations, et les habitudes. La prise de pouvoir de l’esprit sur le corps.

Ce que je vous propose…

Pas un régime…Mais quelques conseils basés sur du bon sens pour manger en pleine conscience, et retrouver un rapport à l’assiette serein et apaisé.

Et, si pour mincir il fallait tout simplement se réconcilier avec la nourriture, et retrouver le plaisir ?

Retrouvons le plaisir de cuisiner. Développons ce contact essentiel avec nos aliments, toucher, humer, sentir, goûter…en restant attentifs aux sensations et aux sentiments qui nous traversent.

Comment comprendre notre comportement face à la prise de nourriture ?

Tout d’abord, identifions les émotions qui nous contrôlent. Mangeons-nous pour nous nourrir ou pour tout autre chose ?

Pour prendre conscience des ces comportements réflexes face à la nourriture, vous pouvez noter sur un petit cahier vos émotions face la nourriture. A-t-on réellement faim, ou sommes-nous traversés par l’angoisse, la colère, la tristesse, la fatigue, le stress, l’ennui ?

Ce lien avec l’alimentation, nous replonge directement dans notre histoire personnelle. En évoquant les habitudes alimentaires avec les personnes que je rencontre, je me suis aperçue que je touchais à leur intimité, à leur dimension émotionnelle, à leur identité culturelle. Ce lien nourricier est primitif.

J’aime beaucoup, ce petit exercice proposé par Isabelle Filiozat dans son ouvrage « Bien dans sa cuisine ».

Je m’observe. Je mange quand :

  • Je me sens seul(e), ça me fait une compagnie
  • Je m’ennuie, ça me fait une activité et me donne du plaisir
  • Je suis énervé(e), en colère, furieux(se)…ça me calme
  • Je suis épuisée, ça me ressource, ça me donne de l’énergie
  • J’ai beaucoup travaillé, c’est ma récompense et ça me calme
  • J’ai besoin d’un peu de douceur
  • Je regarde la télé, c’est un automatisme
  • Autre : Que pourrais-je mettre en place pour satisfaire mes besoins autrement que par la nourriture ?

Autre approche particulièrement intéressante, celle de Jan Chozen Bays, pédiatre et professeur de zen, auteur de « Manger en pleine conscience » (éd. Les Arènes). Persuadée que « la source du problème est dans nos pensées et dans nos émotions, dans notre cerveau et dans notre cœur ». Elle a déterminé sept sensations de faim. La faim des yeux, la faim du nez, la faim de la bouche, la faim de l’estomac, la faim des cellules, la faim de l’esprit, et la faim du cœur.

Selon Jan Chozen Bays, l’alimentation est intimement liée à nos sensations et la réconciliation avec notre corps est indispensable.

De plus, il semblerait que nous ne soyons pas attirés par hasard vers les aliments. Préférence pour le salé, le sucré, l’acide, le doux, l’amer, notre inconscient et notre physiologie orientent nos choix. C’est ce que nous explique le Dr Olivier Soulier dans son ouvrage, « Le sens des désirs alimentaires », (éd. Sens et Symboles).

En terme de nutrition, rien n’est simple !

De plus, tout est dit, tout et son contraire. J’ai été moi même très déstabilisée par tous les enseignements contradictoires reçus. S’alimenter est une affaire individuelle, en prendre conscience nous permet de devenir acteurs de notre propre santé. Chacun de nous est un cas particulier. Mais à mes yeux il y a deux fondamentaux : la qualité de l’aliment et la façon dont chaque individu assimile celui-ci. Certains aliments, certains ingrédients, sont totalement nocifs pour l’humain. D’autres, à priori bons, peuvent provoquer des allergies chez certains, des problèmes de digestion pour d’autres…

L’âge, les différentes stades de développement, le climat, et même le sexe sont des facteurs déterminants la capacité digestive et enzymatique de chacun.

« J’aimerais dire qu’il n’y a pas de règle universelle, et qui que ce soit qui tente de nous prescrire quand nous devrions jeûner et quand nous devrions manger ne doit être écouté. Aucun scientifique, aucun docteur au monde et aucun laboratoire ne peut vous dire ce que personnellement devriez faire. La seule autorité que chacun doit écouter est son propre corps, parce que Mère Nature a pris des bilions d’années pour le dessiner. Cela a pris un temps infini pour préciser le moindre détail dans votre corps humain ». Dr. Natasha Campbell-Mc Bride.

Sept conseils pour mincir durablement !

  1. Fuyez les produits industriels, transformés et raffinés, au profit d’aliments biologiques (1), sains et nutritifs.
  2. Réduisez les protéines animales au profit des protéines végétales (association céréale + légumineuse)
  3. Mangez moins vite = car il faut 20 minutes pour que l’organisme émette des signaux de satiété. On pose ses couverts entre chaque bouchée.
  4. Oubliez votre balance ! Ne comptez plus les calories !
  5. Faites le « hara hachi bu » comme à Okinawa, où l’on recommande de manger à 80% de son appétit. En Occident, c’est l’inverse.
  6. Prenez pleinement conscience des aliments et des sentiments. On déjeune ou on dîne en paix, sans télévision, sans téléphone, ni tablette…
  7. Equilibrez les aliments acidifiants avec ceux qui ont des propriétés acalinisantes.
  • Attention, se nourrir avec des produits biologiques, ne signifie pas forcément avoir une alimentation équilibrée. On peut manger 100% AB, et avoir une alimentation totalement déséquilibrée.

Retrouvez l’article dans son intégralité ainsi que les recette qui lui correspondent dans le Yoga Journal N°2

 

Anne Piovesan

Naturopathe

www.annepiovesan.fr

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