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Les mécanismes de l’équilibre

Pour effectuer nos tâches quotidiennes, nous avons besoin de stabilité corporelle, c’est pourquoi l’on dit que l’équilibre est fonctionnel. Le yoga nous aide à le trouver, et cela se révèle très utile à mesure que nous avançons en âge.

Par Ann Swanson*

Photos ©Dorling Kindersley – Arran Lewis (science3) –  Zygote – Daz 3D

 

On a tous déjà vécu cette scène : en pleine posture de l’Arbre, on se met soudain à vaciller, ou bien encore notre Guerrier III, déjà bancal, finit par s’écrouler. Même dans ces moments-là, il faut savoir que l’on travaille notre équilibre. Un bon équilibre nous aide à effectuer des tâches du quotidien – porter des sacs de courses ou attraper un objet sur une étagère en hauteur – et à mobiliser des efforts plus complexes, comme danser ou soulever des poids. Lorsque l’on a du mal à se stabiliser dans une posture de yoga, on entraîne en réalité les parties de notre corps qui nous permettent de rester droit et ancré dans une position donnée. Il existe trois principaux systèmes garants de l’équilibre du corps : visuel, vestibulaire (oreille interne) et somatosensoriel (sensations du corps).

Un meilleur équilibre grâce à la vue et aux sensations

Le système nerveux intègre les informations qui lui sont offertes par chacun de ces trois systèmes. Il envoie ensuite ces données au cerveau afin qu’il les interprète tandis que l’on exécute une figure ou un mouvement.

Regarder

La vue aide le cerveau à orienter le corps dans l’espace. Fixer son regard sur un point focal unique devant nous (c’est le principe du drishti) rend plus facile le maintien d’une posture rigoureuse comme le Guerrier III. Si le regard est ferme, le cerveau jouit d’un point de référence statique sur la base duquel opérer les ajustements nécessaires.

Exploration

Pour mettre votre équilibre à l’épreuve, fermez les yeux. Sans informations visuelles, vous vous sentirez moins stable et vos systèmes vestibulaire et somatosensoriel se démèneront pour ramener le tout à niveau.

Écouter

Le système vestibulaire est un ensemble de capteurs sensibles au mouvement situés dans l’oreille interne. Ils contribuent au maintien de l’équilibre en s’appuyant sur notre position dans l’espace. Quand la tête passe de la verticalité de la posture de la Montagne à l’horizontalité de celle du Guerrier III, le liquide contenu dans le labyrinthe osseux de l’oreille interne vient perturber les cellules ciliées qui composent le neuroépithelium vestibulaire, ou cellules souches du système nerveux central. Lorsque ces cellules ciliées se courbent, des signaux électriques sont envoyés au nerf vestibulaire, dans le cerveau, afin de déterminer l’orientation de la tête par rapport à la gravité : droite, de côté, à l’envers, ou toute autre position intermédiaire.

 

Vestibulaire : les nerfs de l’oreille interne informent le cerveau de la position de la tête, ce qui nous permet de nous adapter et de stabiliser notre corps. Zygote – Daz 3D ©Dorling Kindersley – Arran Lewis comme ci-contre

 

Somatosensoriel : les sensations physiques éveillent notre perception de notre position dans l’espace, afin que nous puissions nous réaligner au besoin. Zygote – Daz 3D

 

 

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