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L’importance de nos pensées

Notre cerveau est traversé par, en moyenne, 60 000 pensées par jour. Ces pensées sont des phrases ou des mots que nous prononçons mentalement, consciemment ou inconsciemment, au sujet de nous-même, du monde qui nous entoure en général, des situations qui nous arrivent etc.

Ces pensées peuvent être positives ou négatives et également de deux natures différentes :

  • Il peut s’agir d’un constat factuel, comme par exemple « Notre réunion a démarré en retard ».
  • Et il peut également s’agir d’une interprétation négative, d’un jugement comme par exemple « Notre réunion a démarré en retard à cause de certaines personnes qui ne sont pas respectueuses des horaires et j’en ai assez de cet environnement de travail ».

Nous avons trop peu conscience de l’importance de ces pensées et surtout de l’impact que celle-ci vont avoir sur notre réalité mais aussi sur notre santé mentale et physique (indirectement au travers des émotions qu’elles provoquent).

En effet, dès lors qu’une pensée traverse notre esprit, le processus s’enclenche : ce que nous pensons nourrit ce que nous ressentons, ce qui influe sur ce que nous faisons (notamment dans la manière de faire), ce qui engendre des résultats, qui eux-mêmes renforcent ce que nous pensons initialement.

Reprenons l’exemple de la réunion qui démarre en retard :

  • Si ma pensée initiale est la suivante : « La réunion démarre en retard car les participants sont eux-mêmes arrivés en retard, c’est totalement irrespectueux de leur part et la réunion, c’est certain, ne va pas être efficace !». Cette pensée, qui en réalité est un jugement (irrespect et inefficacité envisagée) porté sur une situation factuelle (la réunion démarre en retard), va très certainement engendrer de la colère en vous. Cette colère risque elle-même d’avoir des conséquences sur vous, telles que vous renfermer sur vous-même pendant la réunion, ou être désagréables avec les participants etc ; ce qui a effectivement des grandes chances d’engendrer une réunion inefficace (entre autres raisons), ce qui va confirmer votre pensée initiale !
  • Si ma pensée initiale est la suivante : « La réunion démarre en retard, peut-être les participants ont eu une urgence à traiter avant de venir ; je vais, dès le début de celle-ci, leur proposer de redéfinir ensemble l’ordre du jour de la réunion en fonction du temps qui nous est imparti, afin que nous restions efficaces. ». Cette pensée a de forte chance de générer des émotions positives et de ce fait un comportement positif, tourné vers l’ouverture, la convivialité, l’esprit d’équipe etc.

Avoir conscience de nos pensées et de leur impact est donc une première étape avant de pouvoir réussir à les orienter de façon à ce qu’elles soient plus utiles et constructives pour nous-même. Le yoga peut à ce titre être d’une aide très précieuse, car il va nous permettre de nous recentrer sur nous-même, pour d’une part apprendre à identifier ces pensées et ce sans jugement. L’idée n’est bien entendu pas de se culpabiliser d’avoir ce type de pensées mais plutôt, soit de le laisser passer sans en être impacter, soit de décider consciemment de formuler des pensées plus écologiques pour soi-même.

 

Catherine BEAUDOUIN

Coach en développement personnel

www.cbcoach.fr

Podcast : La Boîte à clés

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