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L’importance de Savasana

Par Cheyenne Ravarino-Trinquier,

Nous vivons dans une société qui prône le mouvement. Il faut toujours bouger, penser, se connecter, aller plus vite…. Et lorsque nous arrivons sur le tapis pour pratiquer, ce rythme de vie qui nous est souvent imposé a bien du mal à nous quitter. Il faut se surpasser, bouger et se dépenser, mais lorsque le professeur de yoga annonce la posture ultime : savasana, certains se sentent désemparés.

Je trouve personnellement qu’une pratique sans savasana est incomplète, c’est en effet le point culminant où tout ce qui a été pratiqué avant se met en place dans le corps. Une pratique sans savasana c’est un cours de gymnastique, et la gymnastique c’est très bien aussi, mais ce n’est pas du yoga.

La pratique des asanas est à l’origine faite pour préparer son corps à rester en posture immobile un long moment, pour méditer. Comment arriver à la méditation s’il nous est déjà impossible de rester allongé et de se relaxer ?

Selon les Hatha Pradipika, Savasana apporte une relaxation mentale. Cette posture nous permet d’éloigner la fatigue et permet à l’esprit de se relâcher. En parlant de se relâcher, cela ne vous est-il jamais arrivé de verser une larme pendant Savasana ? N’est-ce pas un luxe incroyable que de se voir offrir un instant pendant lequel on peut se laisser aller ?

Pendant ces 5 ou 10 ou 15 minutes où vous êtes allongés sur le sol, vous offrez à votre corps et à votre esprit le temps d’absorber les bénéfices de la pratique, et de constater ces bénéfices. Ne serait-il pas dommage de se priver de ce constat, de se priver de cette observation de soi ?

Énergétiquement parlant, la pratique des asanas nous aide à défaire des « noeuds » qui empêchent l’énergie de circuler librement dans le corps, la posture allongée de relaxation, permet à l’énergie de se diffuser sans obstacle. C’est un cadeau précieux.

C’est enfin le moment qui nous rapproche le plus de la méditation, on se calme, on se détend, on observe sa respiration… C’est terminer sur une note spirituelle, pour repartir rafraichi, que ce soit physiquement ou mentalement.

Vous avez l’impression que ce n’est pas aussi challenging qu’un handstand ? Et si au lieu de rechercher le challenge physique vous recherchiez le challenge de l’esprit ?

 

Cheyenne Ravarino-Trinquier

Professeur de yoga à Monaco et dans le sud est delà France, Cheyenne a commencé par des études de droit et de journalisme. Après avoir pas mal navigué dans le milieu de la nuit, elle participe au Burning man, un événement incroyable dans le désert du Nevada, et c’est une expérience qui va changer sa vie. En rentrant, elle se met assidûment au yoga et à la méditation, devient végétarienne puis « vegan à la maison ». Au fil des années elle décide de partager sa passion pour le yoga et commence des formations avec entre autres Shiva Rea. Aujourd’hui elle a trouvé sa voie, et enseigne le SmartFLOW de Annie Carpenter. Elle suit encore, auprès d’elle et d’autres professeurs de la même veine, des trainings chaque année, car pour être un bon professeur il faut avant tout être un bon élève. 

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Très belle journée, Namaste

 

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Photos : iStock / fizkes

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