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Mieux comprendre le psoas

Situé au cœur du bassin, ce muscle remarquable permet au corps de nombreux mouvements et contribue à la stabilité de la colonne vertébrale. Voici comment l’activer, l’étirer et le renforcer afin de le maintenir en bonne santé. PAR RAY LONG

 

LE CORPS HUMAIN A QUELQUE CHOSE D’UN SAVANT FOU. J’en veux pour preuve le fonctionnement de nos muscles. Certains sont faciles d’accès, en toute conscience, c’est-à-dire qu’ils suivent nos instructions. Ainsi pouvons-nous intentionnellement écarter les orteils dans Tadasana (la Montagne). Mais d’autres ont une action plus autonome, qui s’opère sans ordre apparent de notre conscience, tels ceux qui  travaillent en arrière-plan à maintenir notre posture. Ils sont plus difficiles d’accès, car leur fonction s’exerce sur des tâches que nous avons depuis longtemps reléguées à l’inconscient. Le psoas est l’un de ces muscles. Au sein de la ceinture abdominale, il constitue l’un des principaux fléchisseurs de la hanche et contribue à la stabilité de la colonne vertébrale.

Alors pourquoi un muscle si grand, si important, n’a-t-il qu’une représentation mineure dans le cortex moteur du cerveau ? Tout est question de rendement énergétique : nous recourons au psoas pour nous asseoir, nous lever, passer de la position couchée à assise, pour marcher, courir, grimper, tourner le torse. Dès notre jeune âge, nous le sollicitons tant que le cerveau lui a assigné une fonction d’arrière-plan (le mouvement ne s’accompagnant pas d’une commande consciente). D’après mon expérience, rares sont les personnes capables de l’activer volontairement (comme lorsque l’on contracte le biceps pour montrer ses muscles).

 

L’ACTIONNER EN CONSCIENCE…

Apprendre à utiliser consciemment ce muscle crée une nouvelle aptitude qui pourrait bien transformer votre pratique de yoga. Prenons Utthita Trikonasana (le Triangle), jambe droite devant, par exemple. Lorsque vous vous inclinez vers la droite, vous pourriez simplement mettre la gravité à profit pour amener le torse par- dessus la jambe. Toutefois, apprendre à contracter le psoas pour fléchir le buste en conscience offre à la colonne vertébrale, au bassin et aux hanches une stabilité musculaire qui vous permettra, à terme, d’atteindre l’expression la plus complète de la posture. Afin de commencer à éveiller votre psoas, voyons d’abord où il se situe dans le corps. Ce muscle fait le lien entre la colonne vertébrale et les jambes. Il trouve son origine dans la douzième vertèbre thoracique (T12) et dans les vertèbres lombaires (L1 à L4, avec une couche profonde allant de L1 à L5). Il court de part et d’autre de la colonne, passe derrière l’estomac, les intestins et les organes reproducteurs féminins. Du rachis, le psoas passe par-dessus l’avant de l’articulation sacro-iliaque (jointure entre le sacrum et le bassin – ndlr) et se rattache au muscle iliaque (qui part de l’intérieur du bassin, de l’ilion). L’action du psoas et celle de l’iliaque sont à ce point liées qu’on désigne souvent ces muscles sous un seul et même nom, l’ilio-psoas. Le psoas passe ensuite par-dessus le bord du bassin pour venir s’insérer dans le petit trochanter, une structure en forme de bouton située sur la partie supérieure du fémur.

 

… POUR ACCÉDER À SES FONCTIONS INCONSCIENTES

C’est justement parce que le psoas traverse de nombreuses articulations qu’il permet au corps tant de mouvements. Tout d’abord, le psoas joue un rôle dans la flexion des hanches : le contracter permet soit de pencher le torse vers l’avant, soit de ramener le genou vers soi. Si vous contractez le psoas d’un côté, il fléchit latéralement le buste, comme dans la posture du Triangle. Si vous le contractez des deux côtés, vous pourrez basculer le bassin vers l’avant et amener le torse vers la cuisse, comme dans Paschimottanasana (la Pince assise).

 

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