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Partir en Yoga

Pourquoi se regrouper pour pratiquer le yoga dans des lieux hors du temps et de tous repères ? Pourquoi s’immerger profondément dans le yoga pendant plusieurs jours, une semaine voire plus ? À chacun sa réponse, mais pour la plupart des gens il s’agit, comme dans tout voyage, de mettre entre parenthèses la réunion du lendemain, les courses du soir, la facture oubliée, la kyrielle de petites choses à faire et les tracas du quotidien. Conditions idéales pour approcher plus facilement l’introspection, le recueillement, la méditation.

Ni spa, ni ashram

Souffler, se ressourcer, soigner le corps et la tête… Des besoins comblés par un nouveau secteur d’activité, le tourisme du bien-être. Loin de l’image d’Épinal du curiste mal en point parqué dans un centre thermal aux avant-goûts de maison de retraite, les séjours bien-être séduisent une clientèle dynamique aux exigences multiples. Réunis en 2014 à Marrakech pour le Global Spa and Wellness Summit, les marchands de bien-être ont livré les chiffres d’une économie en plein boom : 500 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2013 et une croissance affichée de 12 %. D’après les études présentées lors de ce congrès, les voyageurs sont désormais davantage motivés par des vacances saines et régénérantes que par la découverte d’une autre culture.

Si les séjours de yoga font partie de ce paysage, ils s’en démarquent aussi par leur singularité : à l’envie de se déconnecter s’ajoute souvent celle de se reconnecter à soi, aux autres ou à la nature. Certains parlent donc de « retraites » de yoga mais la plupart de ces séjours n’ont rien de monastique : par exemple, aucun service désintéressé (appelé Karma Yoga) consistant à aider une communauté n’est suggéré. Les lieux d’accueil semblent davantage viser le mieux-être que l’éveil et leur standing est plus proche de celui d’un spa que de celui d’un ashram. C’est en quelque sorte la Voie du Milieu qui permet au plus grand nombre d’accéder à ces séjours, tout comme le yoga s’est démocratisé il y a une dizaine d’années. Contrairement aux États-Unis où de grosses agences de voyage proposent des séjours bien-être et yoga, à l’Est de l’Atlantique le secteur conserve la saveur et l’authenticité des pionniers (voir notre double page suivante). Pour ces derniers, nulle intention de s’installer dans la consommation, il s’agit de trouver un sens à ce que l’on fait, à ce que l’on est.

Les professeurs organisateurs

En parallèle des agences il y a bien sûr le moyen le plus classique et le plus répandu de suivre une retraite de yoga, à savoir passer par un professeur. L’avantage est de pouvoir traiter directement avec l’enseignant, ce qui est parfois rassurant. Une fois rodés à l’exercice, les professeurs ont leurs habitudes, comme Benoît Le Gourriérec, enseignant de Vinyasa à Paris, qui se rend chaque année à Belle-Île-en-Mer avec hébergement libre de choix, en Normandie à l’Arbre aux Étoiles, en Turquie dans un hôtel, en Inde dans un resort du Kerala, etc. « Pour moi, c’est un véritable plaisir de passer ces moments de détente et d’approfondissement avec les élèves, alors j’accepte les contraintes de l’organisation », explique-t-il. D’autres se concentrent sur leur région, comme Olivia Charpentier, enseignante d’Ashtanga en Lozère, qui propose plusieurs stages dans l’Aubrac : « Je trouve formidable de pouvoir pratiquer plusieurs jours sur une terre de volcans où l’énergie est particulière et les paysages magnifiques ». Mais alors, pourquoi programmer des séjours loin de la France lorsqu’on a tout si proche ?

Yoga Journal a décidé depuis ses débuts d’organiser des stages avec des professeurs certifiés, qui contribue à l’aventure humaine du lancement de Yoga Journal en France, Belgique, Suisse et Luxembourg et de petits festivals à taille humaine, pour échanger, partager et pratiquer à son rythme.

Pour retrouver notre programme de stages et de festivals 2016/2017 :

http://www.boutiqueyogi.com/13-stages

Pour le dossier complet sur partir en yoga du magazine N°8, c’est ici

Très belle journée, Namasté

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