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Pranayama : au cœur de la respiration

La science occidentale prouve aujourd’hui ce que les yogis savent depuis toujours : les exercices de respiration ont des bienfaits puissants sur le corps et l’esprit.

 

Par Jessica Levine*

© Istock / Goldmund

 

Le corps respire en mode autopilote. Alors, pourquoi se préoccuper de la manière dont il faut inspirer et expirer ? La première raison, c’est que la maîtrise du souffle, ou pranayama, est le quatrième des Huit Membres du yoga selon Patanjali. La seconde, c’est que la recherche scientifique démontre enfin qu’une respiration en conscience – prêter attention à notre souffle et apprendre à le maîtriser – est l’un des moyens les plus efficaces pour réduire le stress quotidien et bonifier divers facteurs de santé comme l’humeur et le métabolisme.

Malgré la nature automatique de la respiration, la plupart des gens ont énormément de choses à apprendre et à améliorer concernant la plus élémentaire de nos fonctions physiologiques. Nous avons tendance à respirer à toute vitesse – 14 à 20 respirations par minute sont la norme. Or, il a été prouvé que 5 à 6 respirations par minute est le rythme idéal pour se sentir au mieux de sa forme, explique le Dr Patricia L. Gerbarg, médecin et professeure de psychiatrie au New York Medical College, aux États-Unis, et coauteure de l’ouvrage The Healing Power of Breath.

 

« Il existe une relation directe entre la fréquence respiratoire, l’humeur et l’état du système nerveux autonome », explique Sat Bir Singh Khalsa, professeur à la faculté de médecine d’Harvard à Boston, qui mène des recherches sur le yoga et la méditation. Le système nerveux autonome est composé du système nerveux sympathique (accélérateur) et du système nerveux parasympathique (ralentissant). Le corps réagit selon les situations en déclenchant les fonctions telles que la fréquence cardiaque, la respiration et la digestion selon la nécessité, en réponse à des menaces potentielles. Ceci a toujours fonctionné comme un mécanisme de survie chez l’Homme, mais aujourd’hui, la pluie incessante de sonneries et alertes de téléphone ou d’emails et les mises à jour en temps réel déclenchent également les alarmes du corps – et ce, très fréquemment.

 

« Nous savons depuis longtemps que la qualité de la respiration change en fonction des émotions : quand les gens paniquent ou deviennent anxieux, leur respiration devient superficielle et rapide, explique Sat Bir Singh Khalsa. Mais plusieurs recherches de qualité ont prouvé que le fait de modifier activement la fréquence respiratoire peut modifier les fonctions autonomes et l’humeur. »

 

Voici comment les chercheurs expliquent les choses : à chaque respiration, des millions de récepteurs sensoriels dans le système respiratoire envoient des signaux via le nerf vague jusqu’au tronc cérébral. Une respiration rapide alerte le cerveau à un rythme plus élevé et lui fait activer le système nerveux sympathique, ce qui augmente le taux d’hormones du stress, la fréquence cardiaque, la tension artérielle, la tension musculaire, la transpiration, et l’anxiété. En revanche, ralentir le rythme de la respiration déclenche le système parasympathique en freinant ces activités et en laissant place à la relaxation, au calme et à la clarté mentale.

Vous êtes prêts à explorer les pouvoirs du pranayama ? Nous allons tout vous apprendre sur les allées et venues de l’oxygène et du CO2, pour vous permettre d’améliorer la qualité de votre respiration au quotidien, aussi bien sur le tapis et que dans votre vie quotidienne.

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