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Qui était Patanjali ?

Si vous prenez des cours de yoga régulièrement, vous avez déjà dû entendre vos professeurs citer les Yoga Sūtras, le manuel d’étude du yoga classique, ou rāja yoga (yoga royal). Ecrit il y a plus de 1 700 ans, ce recueil est composé de 195 aphorismes (sūtras). Mais que savez-vous sur Patanjali, la personne qui aurait rédigé ces paroles de sagesse ?

 

Qui était Patanjali, le sage qui se cache derrière les Yoga Sūtras ?

La vérité, c’est que personne ne sait grand chose – ni même la période à laquelle le sage aurait vécu. Certains spécialistes pensent qu’il vécut au 2ème siècle av. J. -C. et qu’il écrivit également de nombreux ouvrages sur l’Ayurveda (la médecine traditionnelle indienne) ainsi que sur la grammaire sanskrite, ce qui pourrait faire de lui un personnage de la Renaissance. Mais en se basant sur leurs analyses du langage et de l’enseignement des sūtras, les chercheurs contemporains situent Patanjali au 2ème ou 3ème siècle ap. J. -C. et attribuent les divers essais de médecine et de grammaire à plusieurs autres « Patanjali. »

Les mythes

Comme de nombreuses légendes sur les héros spirituels du monde, l’histoire de la naissance de Patanjali a pris des dimensions mythiques. Selon l’une des légendes, Patanjali, envoyé sur Terre pour enseigner le yoga, tomba du paradis sous la forme d’un petit serpent dans les mains de Gonika, une puissante yogini encore vierge qui était alors en train de prier les dieux pour qu’ils lui donnent un fils. Le petit serpent se transforma en humain et Gonika l’adopta comme son fils. Patanjali est parfois représenté comme l’incarnation du serpent à mille têtes nommé Shesha (vestige) ou Ananta (éternel) qui sert souvent de trône ou de lit au Dieu Vishnou.

Les époques

A l’ère des professeurs superstars et leurs écoles de yoga éponymes, il semble étrange d’en savoir si peu sur Patanjali. Mais l’anonymat est une des caractéristiques des grands sages de l’Inde ancienne. Ils estimaient que leur enseignement était le résultat d’un effort collectif sur plusieurs générations et refusaient de s’en attribuer tout le mérite. Ils préféraient souvent attribuer le travail à un autre maître plus âgé.

 

Par Richard Rosen

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