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Se soigner avec l’ayurvéda

L’ayurvéda, médecine traditionnelle indienne – , littéralement « connaissance de la vie » – est une pratique qui vise à soigner le malade et non la maladie. Elle repose sur l’équilibre entre le corps et l’esprit et a pour principal objectif de rétablir l’équilibre des doshas, nos énergies vitales fondamentales, pour nous permettre d’atteindre l’harmonie et préserver notre santé.

Par Julien Levy

 

Ce jour de 2008, en dansant, Béatrice Deschamps fait un mauvais pas, les ligaments croisés de sa cheville gauche s’arrachent et un œdème se forme sur la malléole externe. À l’époque, très sportive, elle pratique le yoga ashtanga, la danse et le training. « Je me suis soignée de manière naturelle grâce à la méditation, du jus d’aloe vera et une modification de mon alimentation. » Elle effectue ensuite une rééducation avec le yoga et la marche en eau de mer pour effacer l’œdème. « Au bout d’un mois, j’avais totalement récupéré la mobilité. Souhaitant comprendre, j’ai cherché ce qui pouvait connecter toutes ces disciplines : yoga, méditation, alimentation, massages, phytothérapie », se souvient-elle. De livres en rencontres, une approche s’impose : l’ayurvéda, la médecine traditionnelle indienne. « Je travaillais dans la finance de marché. Je n’étais pas en accord avec les règles éthiques qui existaient dans mon entreprise, j’avais le sentiment, par mon travail, de contribuer au déséquilibre du monde. Par ailleurs, j’avais envie d’aider les autres dans leur parcours de vie. » Suite à un stage de yoga en Inde, c’est le déclic. En 2010, en l’espace de six mois, elle monte le financement et s’envole en Inde pour étudier six ans dans une université réputée et obtenir un Bachelor in Ayurvedic Medicine and Surgery (BAMS).

Ce jour de 2003, Lionel Poirot, qui étudie les plantes médicinales et la naturopathie depuis quelques années, sort de dix jours de méditation Vipassana. Cette retraite vient de modifier profondément sa façon de voir les choses et sa manière d’être : « Du tac au tac, j’ai retrouvé confiance en moi, en la vie et en les êtres humains. Ça a ouvert ma perspective de vie à un point qui m’impacte encore aujourd’hui. » De livres en synchronicités se produit une révélation : l’ayurvéda est la voie qu’il veut suivre. Ne trouvant pas son bonheur à l’époque dans les cursus français, Lionel Poirot décide de faire le grand saut. En 2008, il s’envole en Inde pour étudier six ans dans la même université que Béatrice Deschamps, la Gujarat Ayurved University de Jamnagar.

 

À deux ans d’écart, ils ont suivi le même cursus très exigeant et complet. Ils font partie aujourd’hui des rares Français, elle à Paris, lui à Grenoble, à posséder le titre de vaidya. Littéralement, cela signifie « celui ou celle qui a la connaissance du vivant ». En Inde, leur formation se conclut par un an d’internat dans les différentes branches de l’ayurvéda au sein d’un hôpital : médecine interne, pédiatrie, gynéco-obstétrique, infectiologie, ORL, chirurgie, toxicologie… Les étudiants sortent de l’université avec un diplôme de médecin ayurvédique. Un numéro d’ordre leur est attribué et ils sont sous la tutelle du ministère indien AYUSH (Ayurvéda, Yoga, Unani, Siddha et Homéopathie). En France, la reconnaissance tarde. « L’OMS et de nombreux pays reconnaissent l’ayurvéda comme une médecine, mais pas la France », regrette Denis Lefebvre, docteur en médecine formé également à l’ayurvéda à Londres et en Inde, actuellement dirigeant fondateur d’une agence de communication médicale. « Même en tant que médecin, nous n’avons pas le droit de l’exercer, les assurances professionnelles ne couvrent pas. »

 

Qu’est-ce que l’ayurvéda

Le terme ayurvéda signifie « connaissance de la vie ». « L’ayurvéda incorpore tous les aspects de la vie : physique, psychologique, spirituel ou social », peut-on lire sur le site du ministère AYUSH. Sur celui de l’association Ayurvéda en France, le vaidya Atreya Smith, basé à Lausanne, en Suisse, écrit : « Il s’agit de la connaissance globale des moyens de vivre notre vie quotidienne en harmonie avec la nature et les principes cosmiques. » Dans ce sens, l’ayurvéda est une médecine intégrative, holistique, une approche de terrain qui tient compte de la personne dans son environnement à un instant T. On dit souvent, en ayurvéda, que l’on soigne un malade plutôt qu’une maladie.

« C’est un art de vivre qui permet de se comprendre et de se connaître dans l’expérience même de la vie, complète Lionel Poirot. L’ayurvéda a un côté très universel. Je dirais que c’est une science en conscience. » En effet, selon les textes, l’ayurvéda a été « re-trouvée » par les rishis (les sages ou voyants) regroupés alors en méditation sur les contreforts de l’Himalaya. Pourquoi « re-trouvée » ? « Parce que l’ayurvéda a toujours existé et ne peut être datée puisqu’elle s’initie spontanément des lois même de l’univers et de la nature. De cette connaissance de la vie s’est développé un système médical », souligne Lionel Poirot.

Dans ses outils, l’ayurvéda intègre le régime alimentaire, la régulation du sommeil, la détoxification, les cures de purification, les postures de yoga et les exercices respiratoires, la méditation, des remèdes à base de plante ou de minéraux, le massage.

 

La santé, un état d’équilibre

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