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Dossier : Yoga et écologie, on s’engage pour la planète

En tant que yogi, nous pouvons nous interroger sur notre empreinte écologique. En voulant prendre soin de soi grâce au yoga, sommes-nous aussi vertueux que nous l’aimerions vis-à-vis de l’environnement ? Il est encore temps d’agir et le yoga a probablement quelques clés à nous apporter.

Par Julien Levy

 

©Nastco

« Nous vivons dans un monde étrange où les enfants doivent sacrifier leur éducation pour protester contre la destruction de leur futur ; où des célébrités qui se sont mobilisées contre toutes les injustices ne défendront pas l’environnement et la justice climatique car cela les empêcherait de voyager en avion dans le monde entier pour visiter leurs restaurants, plages et retraites de yoga favoris. » C’est Greta Thunberg, la jeune militante suédoise pour le climat, qui parle. Ce jour de mars, à Berlin, elle oublie l’engagement de Leonardo DiCaprio, Juliette Binoche, Marion Cotillard et bien d’autres. Mais en s’adressant à un parterre de stars lors d’une cérémonie de remise de prix de la télévision, ce sont non seulement les célébrités qu’elle pique au vif, mais aussi les yogis. Prenons un instant pour méditer sur ce qu’elle vient de dire et voyons les choses en face, avec honnêteté et bienveillance, comme nous y invite le yoga. Quelle est notre empreinte écologique lorsque nous voyageons en France ou à l’étranger pour dérouler notre tapis avec notre prof favori ? Lorsque nous nous équipons pour pratiquer ? Lorsque nous mangeons des « buddha bowls » avec des ingrédients exotiques ? En voulant prendre soin de soi grâce au yoga, sommes-nous aussi vertueux que nous l’aimerions vis-à-vis de la planète ?

 

État des lieux

Déforestation, fonte des glaces, réchauffement climatique, septième continent de plastique flottant dans le Pacifique, exploitation intensive des sols et des océans, surconsommation, espèces menacées (dont la nôtre)… nous connaissons tous le drame écologique en cours et à venir. Et pourtant.

« Nous savons à quelle menace nous faisons face, nous savons que nous avons engendré cette menace, mais nous sommes incapables de modifier nos actes en fonction de cette prise de conscience », expliquait Sébastien Bohler1, docteur en neurosciences, fin juillet sur France Inter, tout en conseillant la pleine conscience pour y parvenir. Il s’est exprimé au cœur d’un été saturé, écologiquement parlant. Échaudés par une double canicule française et un mois de juillet aux températures records, les touristes ont délaissé la Méditerranée. Des vacances pour la Grande Bleue, en quelque sorte, elle qui suffoque sous les tonnes de déchets plastique2. Dans cette période, de nouveau Greta Thunberg, reçue à l’Assemblée nationale, a donné un discours aussi sec que la météo locale, enjoignant les députés à « s’unir derrière les scientifiques » et leur demandant d’agir plutôt que de la remercier. Ironie du sort, elle se trouvait dans l’hémicycle la veille de l’approbation du CETA, traité de libre-échange entre la France et le Canada dont l’impact écologique inquiète. Et quelques semaines plus tard, début août, les experts scientifiques du GIEC3 se réunissaient à Genève pour conclure que la réduction des émissions de carbone des voitures, des usines et des centrales électriques ne devrait pas être suffisante pour lutter contre le réchauffement climatique.

 

Yogi écolo ?

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